365 jours, c'est à la fois peu, et beaucoup. Cela fait 365 jours, presque au jour près, que le ciel m'est tombé sur la tête.
Bien entendu, c'est comme tout : il y a pire, plus grave, plus terrible, et il faut toujours penser à celles et ceux qui souffrent plus, de problèmes de santé, ou qui ne savent pas comment boucler le mois quand les poches et le buffet sont vides. Je dirais même que d'y penser permet de relativiser, et donc de surmonter, ses propres soucis. Cela permet, plus encore, de trouver l'énergie de se battre : ce ne sont que des problèmes judiciaires, qui doivent être dépassés pour pouvoir à nouveau affronter ce qui mérite vraiment de l'être – l'injustice sociale – comme je l'ai fait pendant toutes mes années de militantisme.
Je ne veux pas revenir ici sur « l'affaire » elle-même. J'ai toujours dit qu'elle partait d'une dénonciation calomnieuse, sans aucun fondement. Je tiens juste à souligner une chose à mes yeux très importante, mais que les médias n'ont pas reprise : dans le rapport final du parquet, il est clairement dit que l'on n'a pas constaté de mode de vie dispendieux de ma part. Et ceux qui ont écrit cela savent de quoi ils parlent ; ils ont, durant ces 365 jours, passé 5 ans de ma vie au peigne fin. Ils ajoutent que certes, j'aime les montre coûteuses, mais qu'il y a incontestablement un équilibre entre celles que je vends et celles que j'achète. Il n'y a donc pas de mode de financement occulte ou détourné à chercher. Je ne vous cacherai pas que je suis heureux de voir ces mots écrits noir sur blanc ; à mes yeux, ils lavent un peu mon honneur que certains ont consciencieusement cherché à souiller des mois durant. Ils rétablissent la vérité sur ma passion, celle d'un petit collectionneur, à la rechercher du « Saint Graal » de l'horlogerie.
Le jeu des petites insinuations continuera, c'est sûr. Il a même déjà repris par la grâce du quotidien français de référence, qui a salué ma sortie d'affaire à sa manière, avec un article me présentant comme un responsable politique abandonné par tous, à cause de ses ambitions personnelles et de son goût du luxe. Comme à la grande époque des procès staliniens, la journaliste est allée chercher des proches ou d'anciens proches pour recueillir des témoignages à charge contre moi. Et après deux feuillets de réquisitoire, elle a jugé bon de faire suive son papier d'un sondage en ligne, sur le site du quotidien, demandant aux lecteurs s'ils étaient favorables, ou non, à ma réintégration sur les listes socialistes pour les régionales. La ficelle est un peu grosse ; je préfère encore en rire. Chacun aura compris la manœuvre. Qu'il est dur, pour la presse, de reconnaître ses erreurs !
J'ai vu revenir, dans les nombreux messages de soutien et de sympathie reçus depuis jeudi, quelques remarques récurrentes. On me demande comment je peux rester au Parti Socialiste, eu égard au comportement de certains de ses membres à mon égard. On m'interpelle sur l'amitié, la fraternité, toutes deux à géométrie variable. Ai-je besoin d'en rajouter ? Je dirai seulement que c'est une raison de plus pour que ce parti change vraiment, enfin. Et pour cela, il faut que des gens nouveaux viennent. Il n'y a pas d'autre solution. Changer ou mourir, avais-je écrit. Eh bien la mort est là, elle est en train de s'installer insidieusement. Il faut agir tout de suite, ou jamais. Des lecteurs de ce blog m'ont demandé pourquoi je ne tente pas de fonder autre chose. C'est très simple : pour l'instant, il n'y a pas d'alternative, et l'éclatement du PS serait le déclencheur d'un morcellement encore plus grande de la gauche en de multiples chapelles encore plus inefficaces. Personne ne peut prendre cette responsabilité. C'est pourquoi il faut encore tenter de réformer ce parti. Dans une époque comme celle que nous traversons, la dernière des choses à faire est de penser à son intérêt personnel. Il faut avoir au cœur l'intérêt de la gauche, et de celles et ceux qu'elle défend.
« Et maintenant ? ». C'est, vous le savez, une chanson que j'aime bien. Je vais reprendre mon combat. Aller à la bataille des régionales. J'ai lu avec plaisir, ces dernières heures, les messages des militants de ma fédération qui me demandaient « quand est-ce qu'on commence la campagne, quand est-ce qu'on s'y met ? ». Ça commence aujourd'hui 'hui.
Julien Dray
P.S. J'ai déjà eu l'occasion à plusieurs reprises, sur ce blog, de dire ce que je pensais du débat sur l'identité nationale. Le malaise actuel sur ce sujet est évident, mais on ne peut justement pas faire comme si ce malaise n'existait pas, casser le thermomètre quand il indique qu'il y a de la fièvre. Je vais donc continuer à assumer ce débat, sur lequel je reviendrai dans le prochain numéro de ma lettre d'information, la Tête A Gauche. Vous pouvez vous y abonner en m'écrivant à l'Assemblée Nationale.
22 commentaires:
Bonjour,
Je suis ravi que la justice ait fait son travail, même si comme vous le soulignez, le doute subsistera toujours. Je suis néanmoins très déçu que cette "affaire" ait été traité de la sorte. Pour moi, elle constituait une magnifique occasion de discuter du train de vie de l'ensemble de nos représentants politiques et hauts fonctionnaires. A l'heure où on stigmatise la responsabilité des banquiers et qu'on veut limiter/encadrer leurs rémunérations et autres avantages, pourquoi ne se penche-t-on pas sur les autres responsables de cette crise ? Ces communes, ces départements, ces régions, ces ministères, qui s'endettent pour payer des missions en dehors de leur champs de compétence mais qui leur donnent de la visibilité (et donc l'espoir d'être réélu) ? Ces voitures de fonction avec chauffeur pour le moindre pékin au titre un peu ronflant ? Ces notes de frais dispendieuses ? Il y a ici que des dépenses légales, mais sont elles pour autant morales ?
Bref, une belle occasion ratée, car le disait Raffarin, "sur le train de vie de l'Etat, il y a du gras".
Bon courage pour votre campagne, je ne doute pas que l'envie ne vous fera pas défaut.
Bonjour,
On vous soutiendra jusqu'au bout ! bonne continuation... Et que 2010 vous apporte beaucoup de réussite.
Le train se remet en marche sans laisser personne sur le quai, Carlos a tenu sa parole et je m'en félicite. Dans une campagne des élections régionales qui s'annoncent difficile avec toi Julien en tête de liste nous pouvons espérer et redonner des couleurs au PS.
Un épreuve pout toi, sans aucun doute. Une épreuve pour tous ceux aussi qui à un moment de leur vie on choisit, sans en faire leur métier, de consacrer, sur ton inspiration, du temps au combat politique. Nous ne sommes plus nécessairement des "actifs", nos vies se sont construites ailleurs même si nous filons des coups de mains à l'occasion et que le virus et toujours là, sommeillant plus où moins au gré de l'actualité ou d'autres formes d'engagements.
Ton épreuve, elle nous a impliquée. On ne reconnaissait pas, à la lecture de la presse, le Julien au costume mal fagoté qu'on avait connu. On s'est retrouvé dans des situations génantes, comme la fois où au lendemain de la publication du rapport TRACFIN dans l'Est Républicain, je me suis fais raillé par un prestataire au boulot parce que je recevais par mail ta Tête à Gauche que je ne parcourais plus qu'à l'occasion par habitude. Au final, on s'est senti sali, parce qu'à travers toi, s'est notre propre histoire et notre propre engagement qu'on a mis en cause.
Et tout cela pourquoi ? Rien, du vide et un rappel à la loi qui n'est de la part du très politique Jean Claude Marin qu'une façon de sauver la face à l'institution du ministère des finances. Car rappelons les faits, ton "Affaire" découle d'une officine, TRACFIN, qui n'est ni une institution judiciaire, ni une institution policière, mais une excroissance du ministère des finances. Elle fut promptement orchestrée médiatiquement par une perquisition annoncée dans "Le Monde" avant même son déroulement et bientôt suivi d'une publication presque intégrale du fameux "rapport" à charge dans l'Est Républicain.
Tu étais coupable, forcément coupable... Avant même toute enquête de police. Sauf qu'il fallait bien la faire, cette enquête. On a donc mobilisé des dizaines de fonctionnaires pour passer au crible ta vie et son train. Sans nul doute, cela a couté plus cher que toutes les sommes, mêmes les plus extravageantes, qu'on a essayé de t'imputer. Mais c'est secondaire, c'est même une bonne chose. Après tout, si on ne peut rien contre les gens de mauvaise foi, les moyens engagés font preuve du sérieux de l'enquête conduite envers toi.
Non, là où le bas blesse, c'est dans l'existence même de l'enquête policière. Notre police doit visible faire du chiffre, des contrôles d'identité trop souvent au faciès, reconduire aux frontrières. Mais enquêter ? Vous n'y pensez pas, ils seraient capable de prouver que même en cherchant bien, on ne peut rien reprocher à Julien Dray. Que de deçus à droite et à gauche.
D'ailleurs, on tente de la supprimer de plus en plus "l'enquête" dans le travail de police. TRACEFIN en est un exemple, la loi Perben en a créé d'autres. De plus en plus, on remplace l'agent de police par celui du fisc. Est-ce vraiment un progrès quand dans le même temps on exempte à tour de bras les plus riches de tout devoir de solidarité nationale ?
Ton affaire n'est pas simplement la tienne, pas simplement celle de ceux qui on été salis pour t'avoir suivi à un momment donné. Non, c'est celle aussi d'une société qui organise une presse qui n'a plus de repère et une police qui n'enquête plus. Celle d'une société où les plus riches, tenus à de moins en moins de devoir, ont la garantie qu'ils pourront poursuivre comme avant parce qu'on aura discrédité le politique pour empêcher tout débat sur la question sociale. Triste France !
Bonsoir Camarade,
J'ai suivi cette affaire depuis la Martinique et ce qui m'a le plus déçu c'est l'attitude de la direction du PS qui a été en-dessous de tout, jusqu'à expérimenter la présomption de culpabilité en vous privant de la tête de liste dans l'attente d'une décision de justice.
Comme vous l'avez déclaré, la fraternité et la solidarité, valeurs centrales de la gauche, ont déjà balayé. Sans aucun doute, certains opportunistes étaient heureux de conquérir, à bon compte, une parcelle supplémentaire de pouvoir.
Nous avons eu l'occasion de travailler ensemble à SOS Racisme alors que je suivais mes études sur Paris, je connais la sincérité de votre engagement, mais il faudra que vous preniez acte du fait que le PS n'est plus un parti de gauche. Il a été canibalisé par des arrivistes dénué de tout substrat idiologique qui y poursuivent des desseins personnels. Tous les Besson ne sont pas encore démasqué !!!
Ils ont même inventé un concept "le libiral-socialisme" !!! Puissant !
Le mariage des contraires donnerait du sens ?
Je le vois encore en Martinique où la Fédération locale s'est alignée sur les positions de l'UMP locale dans le débat entre les artcles 73 et 74 de la constitution.
Définitivement, je suis convaincu que le PS n'est plus un parti de gauche ou demeure un parti de gauche habité par des hommes de droite en mal de pouvoir et cela me désole.
La complexité du malaise à la direction de ce parti vient de là.
Le peuple a été abandonné. Les sans grade sont orphelins d'un vrai partis de gauche, habité d'homme de gauche.
Cette épreuve est peut-être un signe du destin vous invitant à remettre de l'ordre dans ce parti qui s'est construit avec le sang de militant sincères et qui ne doit pas être abandonné au ambitieux en dérive.
Tjenbé rèd pa moli !
tjenbé rèd!
22 décembre 2009
Bonjour,
J’aurai désormais plus de cœur à participer à cette campagne !
J’ai suivi en tant qu’adhérente du PS de l’Essonne les charmants épisodes de la constitution de notre liste pour les régionales. J’en gardais un profond écoeurement notamment après tous les refus d’organiser un débat à ce propos opposés par le secrétariat de ma section - sans parler de mails de la direction appelant à ne pas « se bouffer » entre nous, à faire preuve de responsabilité , en bref accusant quasiment de faire le jeu de la droite sarkozyste. Alors qu’il s’agissait avant tout du respect de la présomption d’innocence.
Vous parliez du "Monde" ; cet extrait d’un jugement qui vous est favorable, rendu à l’encontre de Libération début décembre est tout aussi éclairant .
"Pris dans son ensemble et construit comme il l'est", l'article … "ne se borne pas à faire état des développements d'une enquête en cours mais livre aux lecteurs de nombreux témoignages qui confèrent un incontestable crédit aux soupçons, ne laissant plus de place à l'hypothèse de l'innocence". Il est bon de citer et diffuser autant que possible de tels éléments, à l’image de l’extrait du rapport final du parquet que vous-même citez ici.
Autre élément de mise en perspective, ce « com.presse Dray » que j’ai reçu de notre Fédération en dizaines et dizaines d’exemplaires : Et qui évoque une volonté libre, loyale, responsable et sincère ( ouf, nous voilà rassurés !) de préserver vos intérêts et d’abord la présomption d’ innocence. Ceci en voulant, bien sûr, rassembler tous les socialistes. Ainsi, cette solution politique démontrerait aujourd’hui toute sa pertinence. Ah, magnifiques capacités rédactionnelles !
Alors, oui, « c’est une nouvelle impulsion qui va être donnée à notre campagne », impulsion que vous donnerez d’autant plus fortement que vous voilà légitimé face à la direction ! Cependant, les événements de la fin novembre marquent notre Parti et notre Fédération d’une tâche indélébile. Cette inversion de la présomption d’innocence , donc la création prétorienne d’une présomption de culpabilité ne nous laisse pas indemnes.
Que pensez-vous de la distinction de N. Domenach, de Marianne, comme quoi votre affaire traduit en fait l’opposition au sein du PS entre notables (locaux) et mouvementistes ? Dans tous les cas, les catégories au sein du PS ( comme le PS dans son ensemble) sont à reconstruire. ET précisément, nous avons pour ce faire besoin de mouvement, unitaire avez-vous souhaité, en tout cas d’une autre façon de faire de la politique. Alors oui, bien sûr, il faut continuer à vouloir réformer ce parti. Cela va être ardu, mais bon, beaucoup de militants le souhaitent et n’en peuvent plus de cette chappe de plomb qui les étreint.
En espérant que l’on puisse encore s’exprimer dans ce parti sans être taxé de droitier sarkozyste, de diviseur irresponsable, ou de folle tout juste bonne pour de la psychiatrie lourde.
Alors oui, bonne(s) campagne(s).
Sandrine Piaskowski
adhérente PS section de Montgeron
membre du bureau de section au titre de la motion E
Sandrine.pias@wanadoo.fr
Ce n'est plus une question de Politique mais UN COMBAT * IDEOLOGIQUE * . le plus Grave Le plus terrible Le plus dangereux que L'histoire est connue !!? Celui du Suicide Contre celui de la VIE . De ceux qui y aspirent . Que se lèvent une poignée d'homme de Hèros véritables pour sauver cette Humanité qui se meurt sous LE MASQUE DE soi- disant :"" Processus de PAIX"" ! Tout est Lié sachez -le ! Les Elus* Inconscients nous ne pouvons pas les laisser nous entrainer dans ce suicide Contre les Nations qui prétendent à la vérité et à la VIE.....ILS* n'en sont pas conscient de ce qui est en train de se passer .Se dresser contre cette Farce..Le PARTI -COMMUNISTE Nous a amener en SIBERIE puis à AUSWITCH.....!!
Je viens d'apprendre à la radio le verdict et la confirmation de votre innocence.
Je suis d'accord avec le premier message sur le fond et le doute qui subsistera toujours.
Maintenant il faut cependant avancer, ne pas s'attarder aux "il parait que..."
Monsieur Dray je vous souhaite bonne route et de nouvelles satisfactions politiques, car après cette histoire j'imagine que des satisfactions personnelles il y en aura pleins, puisque nous apprenons à relativiser ensuite.
Amicalement.
Philippe
Nice
Bonjour,
Vous ne voulez pas "ignorer le malaise" suscité par le "débat" sur la soi-disant "identité nationale"? Mais le thermomètre dont vous parlez -et qu'il s'agirait de ne pas casser- a justement été mis en place par Besson et a suscité, comme cela était prévu par Besson et tout ce gouvernement aux accents pétainistes (ne vous en déplaise), un profond malaise et une montée de l'intolérance grasse!
Entrer dans ce débat ridicule c'est entrer dans le jeu de cette droite ultra-réactionnaire qui voit la société comme un conglomérat de communautés qu'ils faut soigneusement maintenir les unes à l'écart des autres ou mieux, les unes contre les autres!
L'identité nationale? Etre Français? C'est avoir dans sa poche une carte d'identité française! Point. Voila ce qu'aurait dû dire la gauche dès le début, en claquant la porte de ce débat rassis qui, comme la plupart des "actions" du chef de l'état, ridiculisent la France sur le plan international!
Vouloir participer à ce "débat", c'est cautionner cette démarche destructrice de l'unité du pays. On attend de la gauche la sagesse qui manque singulièrement au pouvoir actuel, rien de plus! Mais visiblement vous en êtres loin!
Quand à demander des "excuses" à Combadélis, ça frise le grotesque. Voila que vous, responsable socialiste, venez à présent au secours de Besson! On croit rêver. Ne voyez vous pas que lui et ses amis représentent ce que la France a connu de plus réactionnaire, de plus anti-social et de plus intolérant, justement depuis Pétain et sa dictature? Ne voyez-vous pas que nous entrons chaque jour d'avantage dans ce genre de régime???
Quel intérêt avez-vous à vous mettre ainsi de leur côté??? Vous hazarderiez-vous sur la même piste que Kouchner, Lang et consorts? Est-ce en ce sens que vous voulez "changer le parti socialiste"? Pour un électeur de gauche, voila qui a de quoi inquiéter sérieusement!
Fort heureusement la Gauche ne se résume pas au PS!...
je me réjouis que ce long processus destructeur se termine aisni pour toi. En son temps et alors ministre DSK avait lui-même été blanchi et avec un souci de l'Etat qui l'honore aussi à présent avait démissionné de son poste de ministre bien que présumé innoccent. si ça n'est pas la loi stricte ce sont les désagrément de la notoriété et de la vie publique . je ne t'apprends rien faire avec l'opinion dans la lumière ou depuis l'ombre n'est pas la même chose avec et malgré les principes. Cela n'empêche pas de les rappeler autant que nécessaire car le linchage d'une homme est toujours fusse-t-il coupable un temps de déchainement des pulsions qui n'ont rien à voir avec la justice .Dans l'adversité on compte ses amis, c'est vrai mais pas plus au PS que dans la vie tout court.
Julien, je pense que dire que la page est tournée, que tu ne cherches aucune revanche ne suffit pas, il faut aller à la grandeur de cet acte pour renouer avec l'avant l'épreuve dans l'opinion. Ce n'est pas par des petites phrases que tu le fera, mais par de grands actes posés comme autant de geste politique reprenant la hauteur de laquelle on t' a fait descendre contre ton gré. Dans la politique on compte aussi ses ennemis , cela ne t'a pas échappé et en en faisant tu le savais par avance. Rien d'étonnant donc. Ce n'est peut-être pas encore le temps de faire tout cela mais je tiens capable de cela et donc de retrouver une place de premier plan. Sur les excuses que devrait faire Jena Christophe , tu fais fausse route à mon sens car tu a été trop bien formé à la grande école de l'hsitoire et de la dialectique pour ne connaître les dérives des "néo-socialistes" et "planistes" auquels s'opposa à raison Blum dans la SFIO et ut sais que le clivage entre la république et le fascisme ne passe pas exactement par celui de la gauche et de la droite au pied du mur ! Eric Besson a choisi un départ utile à l'adversaire et en a reçu la récompense qu' en acceptant comme tout néo converti le pire des compromis donc le trait d'union entre immigration et identité qui est un amalgame douteux et fascisant puisqu'il entretient la confusion entre appartenance et identité. Il s'est mis en position d'otage des stratégies de l'UMP pour absorber le FN et en conséquence recycle du brun pour en faire du bleu, c'est son choix et rien n'empêche Jean Christophe de faire le parallèle avec les itinéraires des années trente dès lors qu'il montre le changement radical de "mauvais objet" et les perspectives actuelle de cette stratégie anti-laîque et qui charche à désidentifier notre pays de la république. EN période de crise et de chomage massif oui le pari du gouvernement est délétère et la question de son maintient au pouvoir passe par se tentation d'extrémiser son idéologie et la société.
vos interventions maladroites à la foi sur le débat sur l'identité nationale, particulièrement tronqué et qui connait les dérapages que l'on sait, et sur l'affaire cambadélis/besson provoquent chez moi une certaine incompréhension; c'est un euphémisme;.. Et je le partage. Ici : http://gauchedecombat.wordpress.com/
et vive la résistance ! à l'oppression sarkozyenne et au climat de banalisation du communautarisme, du racisme et de la xénophobie propagés par le système sarkozyste. Ne vous en déplaise.
Bonjour,
Votre affaire est enfin close. Pour moi, elle l'était bien avant la lecture de "l'épreuve".
Nous avons eu la démonstration d'une presse "expéditive".
J'ai noté dans le nouvel obs un article titrant "Dray attend que Cambadélis s'excuse auprès de Besson mais...
article sous entendant une certaine compassion pour le prince Jean, Pasqua et Besson de votre part. J'imagine et j'espère que vous n'êtes pas un soutien de M Besson. La simple lecture du bouquin écrit 3 semaines après son départ du PS m'a quelque peu donné la nausée, de même que son comportement dans la fonction qu'il occupe actuellement.Etait il vraiment socialiste ou simplement opportiniste ? Etre modéré dans ses propos est une bonne chose, mais il faut aussi affirmer très fermemnt ses positions...pour être entendu...n'hésitez pas.
Cordialement.
Je trouve que le PS a eu une attitude frileuse à l'égard de J. Dray, pendant 1 an. Il y aurait dû avoir un soutien clair, qui hormis quelques uns n'est pas venu. On peut comprendre l'amertume de Julien de ce point de vue. En revanche, vous donnez actuellement l'impression de régler des comptes et vous bastonnez côté PS alors que vous êtes désormais son candidat dans le 91. J'avoue de ne plus comprendre. L'amertume, Julien, ne peut tenir lieu de ligne de conduite. Vous ne pouvez être dehors et dedans. Expliquer le départ de Besson par les carences du PS, c'est un peu court. Il est clair maintenant que Besson est un opportuniste qui est allé au secours de la victoire . De même que dans le brûlot qu'il avait rédigé contre Sarko avant l'élection, il était dans l'excés, il est aujourd'hui encore dans un zèle outrancier sur le débat relatif à l'identité nationale. Plus sarkozyste que Sarko lui-même ! Je comprends mal que l'ancien dirigeant de SOS Racisme que vous êtes se fourvoie dans la défense et illustration de ce débat et de celui qui l'incarne. Encore une fois, la solitude où vous vous êtes trouvé durant 1 an ne peut vous conduire à prendre systématiquement le contrepied des responsables du PS et à défendre ce que des gens comme Juppé, Villepin, Raffarin, n'osent même plus défendre.
Bon courage et ne cédez surtout pas aux sirènes sarkozystes.
Je n'ai pas envie de me joindre aux détracteurs du PS. Je suis militante comme toi, une basique qui ne croit que ce qu'elle voit, alors des arnaques comme celle qu'on t'a faite, il y en aura encore, il faut s'y attendre et tenir bon. Notre seul but doit être de convaincre que le libéralisme n'apportera rien de positif pour nous, les simples, les petits, mais qu'ensemble nous pouvons créer une autre politique, plus juste.
Amiitiés socialistes, Julien,
Bonjour,
j'ai regardé l'émission du 17 octobre 2009 où vous étiez invité chez RUQUIER.J'avais l'impression de voir un homme brisé par toutes ces calomnies et ce procès ..
Je suis bien heureux qu'enfin la justice vous ai donné raison face à ces vautours.
J'ai toujours pensé que vous étiez un homme brillant qui accédera un jour aux plus hautes fonctions de l'état car je crois en vous et à ce renouveau du PS que nous attendons tous..
Bonne chance Julien la roue a tourné maintenant pour vous..
Nous vous aimons beaucoup!!
Julien,
Je viens de regarder la rétro de l'émission de Ruquier ce soir sur France 2 (samedi 2 janvier 2010). Connaissant maintenant l’issue judiciaire de l'affaire qui vous a sali, en parti détruite, je suis de nouveau écœuré par le comportement des médias qui vendent du sensationnelle plutôt que des faits avérés, de certains politiques qui n'existent qu'à travers la mise à mort d'un opposant ou d'un ancien ami devenu gênant !!!
Votre courage face à l'épeuve est un exemple ! Julien, vous avez accepté de survivre à ce cataclysme, c'est une attitude sage pour le père de famille que vous êtes ! J'imagine bien que cette épreuve terrible laissera des traces mais je vous souhaite de transformer votre colère (qui me semble plus que justifiée) en force de proposition pour demain !! Je suis effaré que notre famille politique ne soit pas plus "audible" sur cette manipulation scabreuse !!!
A travers ce message, je voudrais vous dire que votre silence, votre retenue sont la preuve que vous êtes un grand Homme politique. Nous en manquons cruellement à gauche, continuez votre combat politique, nous avons grand besoin de vous !
Un citoyen de la ville de Nevers sympathisant socialiste qui n'a rien pu faire pour sauver Pierre Bérégovoy !
J-Luc G
Bonsoir Monsieur Dray,
Enfant de la "génération 81", j'avoue ne plus me retrouver dans les valeurs du PS "nouvelle génération". D'ailleurs, quelles sont les valeurs du PS d'aujourd'hui ?
Les événements qui vous concernent m'ont énormément touché. Peut-on faire un procès d'intention à un membre de la "famille" ?
Je pense que votre talent serait plus utile ailleurs...
Je rêve d'un parti où l'unité, la conviction et la créativité dessineraient les contours d'une société en phase avec la conjoncture actuelle...
Bref, mes rêves sont portés à présent par une famille politique plus modeste mais pleine d'envie. Je m'en vais les rejoindre et vous souhaite un avenir politique prometteur en cette nouvelle année...
Bonne année à vous, Monsieur Dray !
Bonjour,
j'ai pris conscience de l'infamie dans laquelle on vous a lâchement jeté, hier soir, lors de la rétrospective d'"On est pas couché". J'ai par la suite entamé quelques recherches sur internet pour comprendre un peu mieux cette affaire , et j'ai eu envie de vous témoigner mon soutient et mon respect.
Pour tout vous dire, je n'ai pas particulièrement d'opinions politiques, et s'il me fallait en trouver, ce serait plutôt des idées de droite, plus par tradition familiale qu'autre chose. Pourtant, ce n'est pas la première fois que je vous vois sur le petit écran, et je trouve que vous êtes un exemple de travail et de rigueur, dans un univers politique qui tient plus de la télé-réalité. J'estime que la France a besoin d'hommes comme vous et j'espère que malgré les difficultés que vous traversez, vous continuerez de vous battre et d'incarner cette politique qui nous fait tant défaut.
Ne baissez pas les bras.
Bonjour!
Je n'aime pas la confusion et, lisant parfois votre blog, je tombe sur un message signé "Hermès".
Ayant un blog assez fourni -et lu- je me permets de dire que cette signature est étrangère à la mienne etque je ne veux pas qu'il y ait confusion.
Ceci dit, je pense que vous restez un politique auquel on peut encore croire.
www.nouvelhemes.blogspot.com
S'il vous plait gardez vos critiques les plus vives pour le pouvoir national en place sinon on ne va garder que votre "défense" de Jean Sarkozy ou d'Eric Besson. Avec la perpétuelle recherche des petites phrases des journalistes, on ne sait même pas si vous avez des idées, des projets.
je vous souhaite que cette année soit plus "douce" et qu'enfin vous retrouvez la sérénité.
j'ai été écoeurée de ce lynchage médiatique dont vous avez eu droit, écoeurée de voir la lâcheté de certains, qui hier étaient à vos côtés.
j'ai toujours cru en vous, malgré tout,
courage pour la suite, mais j'y crois, avec vous !
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