samedi 11 octobre 2008

Communiqué de Julien DRAY, porte-parole du Parti socialiste

Dans ce moment particulier d'incertitude généralisée, de panique boursière, les décisions politiques se doivent d'être des anticipations, et non des réponses aux événements. Depuis l'adoption du plan Paulson aux Etats-Unis, preuve est faite chaque jour que le colmatage du système financier revient à remplir le tonneau des Danaïdes.Trois problèmes doivent donc être traités en même temps dans l'urgence : premièrement, il faut une conférence monétaire mondiale, pour apurer et annuler les créances douteuses ; deuxièmement, il faut un système de solidarité mondiale interbancaire, avec la constitution d'un fonds de garantie, dont la responsabilité pourrait être confiée au FMI ; troisièmement, pour éviter que le choc de la crise financière ne se traduise, au contact de l'économie réelle, par une dépression longue , il faut un plan de relance coordonné à l'échelle des différents continents – pour que l'injustice de la crise ne fasse pas que l'on sauve les banquiers d'abord, et que ce soient les petits contribuables et les simples citoyens qui en supportent toutes les conséquences.La France doit profiter des prochaines 48H pour clarifier ses positions, et donner le sentiment qu'elle reprend la maîtrise des événements, en particulier dans le cadre de sa présidence de l'Europe. Au plan national, l'urgence n'est pas tant de garantir les dépôts que de garantir l'accès au crédit, de façon transparente. A cet égard, la proposition que nous avons faite – la création d'un fonds national de garantie pour les crédits – doit être étudiée avec sérieux le plus rapidement possible. Ce fonds pourrait être gagé sur les actifs immobiliers de l'État.Il faut par ailleurs un soutien à l'activité économique, sous la forme d'un plan de relance, qui doit être discuté dans une grande conférence sociale avec les associations de consommateurs et les organisations syndicales.

3 commentaires:

1OO pensées pour VOUS ! a dit…

" Le colmatage du système financier revient àremplirle tonneau des Danaïdes".

Là, tout à fait d'accord.

C'est d'ailleurs ce que développait Ségolène Royal dans son discours du 2 octobre à Athènes. (Discours complet dans la rubrique Actualités, sur Désirs d'avenir.

Quelques extraits :

Elle démontre d’abord le mécanisme du vertigineux dérapage bien prévisible :

« En 1971, 18 milliards étaient échangé chaque jour. Aujourd’hui, ce sont 1800 milliards…
La sphère financière s’est affranchie de l’économie réelle… »

Elle dénonce l’échec de la mondialisation financière et le deficit démocratique de la mondialisation,
Avant de poser une grave question :

« Faut-il sauver le système, ou le changer ?

Dilemme :
-Soit nous renflouons les banques coupables d’un aveuglement sans mesure…
-Soit nous refusons…

Pour dépasser ce dilemme, je propose une condition radicale, immédiate et non négociable : l’intervention publique doit être conditionnée à une révolution en profondeur du système financier international ».

Remarque ; cette condition radicale est à mettre en parallèle avec ce qui était prévu dans le pacte présidentiel pour lutter contre les délocalisations sauvages d’entreprises.

Amitiéss socialistes

GE

Anonyme a dit…

Cher Julien
Je crois que vous symbolisez l'impuissance et une certaine incompétence du Parti Socialiste à penser l'économie, à la comprendre, la maitriser et la faire évoluer pour qu'elle serve les citoyens plutôt que le contraire ...

Malheureusement, ce genre de discours tout fait, rédigé par des stagiaires en 1ère année d'économie, de relance budgétaire, empêche toute personne sensée, mais souhaitant une véritable réforme de la société, de vous soutenir.

Pourquoi ne faites vous pas l'effort de vous entourer de personnes compétentes, plutôt que d'apprentis économistes en mal de reconnaissance ?
Cordialement, T R

1OO pensées pour VOUS ! a dit…

@ Anonyme,

Voilà un pseudo très bien choisi !