Les dénégations des porte-paroles de l’UMP quant à l’implication du Président de la République dans le choix des offres de rachat du Monde ne doivent pas travestir les vrais enjeux de cet épisode. Le problème n’est pas que Monsieur Sarkozy s’intéresse à l’avenir de la presse française, ni qu’il rencontre ses dirigeants ; ce qui pose réellement problème, c’est la teneur des propos qu’il a tenus. Le terme de « rumeur » employé à leur sujet par Messieurs Lefebvre et Paillé est tout à fait impropre, puisqu’il ne s’agit pas de bruits rapportés lors de dîners en ville, mais bien d’un compte-rendu fait par Eric Fottorino de son rendez-vous à l’Elysée devant les chefs de service du quotidien.
Monsieur Fottorino ayant publiquement rapporté et assumé ces propos, personne ne l’imagine mentir sciemment et éhontément. Il faut donc bien en déduire qu’il y a eu une tentative de pression, qui vise intentionnellement à perturber une des offres et à dénaturer l’ensemble du processus de reprise.
1 commentaire:
Bizarrement, je ne suis pas étonné...
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