Le report annoncé de la discussion en deuxième lecture de la loi Loppsi 2 est une belle illustration de la manière dont le gouvernement traite les problèmes d'insécurité et de violence dans notre pays. Beaucoup de bruit et de fureur (médiatique) cet été, des effets d'annonce à répétition, un langage militaire et à l'arrivée le plus grand dilettantisme (voire négligence) quand il s'agit de mettre en œuvre cette soi-disante politique sécuritaire, qu'il qualifiait de fondamentale pour l'avenir du pays.
En gagnant du temps le gouvernement évite le débat et l'indispensable confrontation avec la représentation parlementaire sur la réalité et l'efficacité des mesures proposées. Les derniers événements de Marseille démontrent clairement l'échec de cette politique défaillante, et constituent un élément supplémentaire de ce qui devient, dramatiquement pour nos concitoyens, un véritable fiasco.
Julien Dray
En gagnant du temps le gouvernement évite le débat et l'indispensable confrontation avec la représentation parlementaire sur la réalité et l'efficacité des mesures proposées. Les derniers événements de Marseille démontrent clairement l'échec de cette politique défaillante, et constituent un élément supplémentaire de ce qui devient, dramatiquement pour nos concitoyens, un véritable fiasco.
Julien Dray
1 commentaire:
Force est de constater que la politique sécuritaire du gouvernement est défaillante. Néanmoins, sur le sujet du cannabis et de la légalisation, je ne partage pas votre point de vue: "si on ne fait pas ça, je ne vois pas ce que l'on pourrait faire d'autre" ("salut les terriens", 27 nov 2010). Sur ce sujet, je vous propose une autre solution.
90% du cannabis circulant en Europe provient du rif marocain. Les surfaces exploitées sont approximativement de 70 000ha. Cela peut paraître beaucoup, mais en réalité, c'est 5 fois moins que la surface agricole utile du Loiret ou un tiers des surfaces agricoles de la Corrèze. On peut donc aisément mettre en balance les moyens à mettre en place pour maîtriser et contrôler ces surfaces, avec les moyens mis en oeuvre, d'une part, pour la lutte contre le cannabis (forces de police, magistrat, réinsertion, etc.), et d'autre part, avec les conséquences de ce traffic (ghettoïsation, violence, absentéisme scolaire, etc.). Je ne m'étendrais pas sur les conditions d'exploitation de ce territoire, ni sur les outils de contrôle disponibles. Mais, je pense qu'avant de proposer une solution de légalisation (comme la solution répressive à outrance), il convient de développer une politique diplomatique forte auprès de l'état marocain qui serait, j'en suis sûr, moins coûteuse humainement et financièrement.
Toute politique, quelle qu'elle soit, sera défaillante sans cette condition. Qu'en pensez-vous?
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