Après la « Convention
identitaire » de ce week-end à Orange, après les multiples déclarations
racistes proférées en son sein par des intervenants européens ou français. Les
uns, comme Mario Borghezio, de la
Ligue du Nord italienne clamant "Vive les Blancs de l'Europe, vive notre
identité, notre ethnie, notre race" et invoquant Robert Brasillach,
les autres traitant le Premier Secrétaire du PS de « kapo », il
devient urgent de s’interroger sur les moyens que la République entend
utiliser pour se défendre.
Il est désormais urgent d’engager
la dissolution des organes de la mouvance identitaire.
On ne peut s’en remettre à l’idée
qu’une telle dissolution ne servirait à rien. D’abord, elle sera un signal de
volonté ferme envoyé à ceux qui pourraient, par faiblesse, se laisser entrainer
par ces groupes. En outre, une dissolution freinerait le développement organisationnel
de cette mouvance.
Le Bloc identitaire doit être
prioritairement visé puisqu’il est l’émanation d’Unité Radicale et de la frange
la plus dure de l’extrême droite - les nationalistes révolutionnaires – et
qu’il est le navire amiral de cette mouvance. Rappelons qu’Unité Radicale avait
été dissoute en août 2002 après l’attentat contre le Président de la République d’alors,
Jacques Chirac.
Il faut, pour être efficace,
dissoudre toutes les sécrétions du Bloc Identitaire : « Génération
identitaire », auteur de l’occupation du chantier de la mosquée de
Poitier, Nissa Rebela ou Rebeyne, Projet Apache ou encore le groupe Lugdunum Torgnole pudiquement défini comme « une association sportive créée par Rebeyne!
pour enseigner et valoriser la pratique de sports de défense ». Chacun verra derrière ces groupes non pas des
associations culturelles mais des groupes violents, radicalement hostiles à
notre République et qui menacent l’ordre public ou incitent à la haine raciale.
Cette mouvance est le catalyseur
de différentes forces qui, de la droite la plus extrême à la plus extrême
droite, en Europe et en France, tentent de troubler l’ordre public par des
confrontations « identitaires » et « ethniques ».
Il est de notre rôle de lutter
contre les pulsions identitaires qui profitent de la crise pour saper les
fondations notre société. Il est de notre devoir de lutter pied à pied contre
ces groupuscules et les activistes qui les forment.
Evidemment la dissolution de
cette petite armada de groupes extrémistes ne suffira pas à faire disparaitre ces
idées si dangereuses pour notre communauté nationale. Mais il convient de le
faire, parce qu’il s’agit de la première étape d’une reconquête culturelle
républicaine de notre pays. Trop d’actes lourds de sens sont commis par cette
mouvance pour que nous restions inertes, pour que la République se garde de
rappeler ces groupes aux règles les plus élémentaires du bien commun.
Il faut agir.
Demander la dissolution de ces
organes, voilà, à mon sens, la première mission des républicains de combat.
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