lundi 5 novembre 2012

Pour une dissolution de la nébuleuse identitaire





Après la « Convention identitaire » de ce week-end à Orange, après les multiples déclarations racistes proférées en son sein par des intervenants européens ou français. Les uns, comme Mario Borghezio, de la Ligue du Nord italienne clamant "Vive les Blancs de l'Europe, vive notre identité, notre ethnie, notre race" et invoquant Robert Brasillach, les autres traitant le Premier Secrétaire du PS de « kapo », il devient urgent de s’interroger sur les moyens que la République entend utiliser pour se défendre.

Il est désormais urgent d’engager la dissolution des organes de la mouvance identitaire.

On ne peut s’en remettre à l’idée qu’une telle dissolution ne servirait à rien. D’abord, elle sera un signal de volonté ferme envoyé à ceux qui pourraient, par faiblesse, se laisser entrainer par ces groupes. En outre, une dissolution freinerait le développement organisationnel de cette mouvance.

Le Bloc identitaire doit être prioritairement visé puisqu’il est l’émanation d’Unité Radicale et de la frange la plus dure de l’extrême droite - les nationalistes révolutionnaires – et qu’il est le navire amiral de cette mouvance. Rappelons qu’Unité Radicale avait été dissoute en août 2002 après l’attentat contre le Président de la République d’alors, Jacques Chirac.

Il faut, pour être efficace, dissoudre toutes les sécrétions du Bloc Identitaire : « Génération identitaire », auteur de l’occupation du chantier de la mosquée de Poitier, Nissa Rebela ou Rebeyne, Projet Apache ou encore le groupe Lugdunum Torgnole pudiquement défini comme « une association sportive créée par Rebeyne! pour enseigner et valoriser la pratique de sports de défense ».  Chacun verra derrière ces groupes non pas des associations culturelles mais des groupes violents, radicalement hostiles à notre République et qui menacent l’ordre public ou incitent à la haine raciale.

Cette mouvance est le catalyseur de différentes forces qui, de la droite la plus extrême à la plus extrême droite, en Europe et en France, tentent de troubler l’ordre public par des confrontations « identitaires » et « ethniques ».

Il est de notre rôle de lutter contre les pulsions identitaires qui profitent de la crise pour saper les fondations notre société. Il est de notre devoir de lutter pied à pied contre ces groupuscules et les activistes qui les forment.

La République dispose de l’arsenal juridique nécessaire à la dissolution de ces groupes. Il suffit d’un décret pour mettre un terme à l’existence juridique de ces structures qui, par leur pullulement et leur activisme médiatique, tentent de déstabiliser le débat et le pacte républicains.

Evidemment la dissolution de cette petite armada de groupes extrémistes ne suffira pas à faire disparaitre ces idées si dangereuses pour notre communauté nationale. Mais il convient de le faire, parce qu’il s’agit de la première étape d’une reconquête culturelle républicaine de notre pays. Trop d’actes lourds de sens sont commis par cette mouvance pour que nous restions inertes, pour que la République se garde de rappeler ces groupes aux règles les plus élémentaires du bien commun.

Il faut agir.

Demander la dissolution de ces organes, voilà, à mon sens, la première mission des républicains de combat.

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