Pourquoi avez-vous été si discret à la Rochelle ?
J'ai refusé, comme je le fais déjà depuis plusieurs mois, de rentrer dans quelques conciliabules que ce soit. Je considère que le futur premier secrétaire du PS devra affirmer son autorité par le refus de ce qui a été trop souvent un obstacle à notre travail en commun : il faut arrêter les négociations permanentes, au service d'intérêts personnels.
Vincent Peillon estime que le PS devrait sortir de sa direction «une dizaine de malfaisants»...Vous vous sentez concerné ?
Mauvais comportements de certains à La Rochelle ? Certes. Mais la réponse n'est pas dans la surenchère. J'ai une ligne de conduite à laquelle j'essaie de me tenir maintenant, c'est le fruit d'une certaine expérience des congrès du PS et des comportements que j'ai pu avoir par le passé. Je suis parti sur des bases nouvelles. Il faut qu'aujourd'hui certains montrent l'exemple et je veux en être. Les autres seront jugés à l'arrivée par les militants.
Vous cherchez toujours à réunir dans la même motion François Hollande, Bertrand Delanoë et Ségolène Royal ?
Je suis signataire de la contribution que j'ai écrite avec François Hollande. Je soutiens sa démarche pour favoriser la naissance d'une nouvelle majorité et je ne sors pas de cette ligne là. Si on ne veut pas laisser se constituer au PS des blocs qui joueront en permanence à se déstabiliser les uns les autres, il faut remettre les compteurs à zéro : tous ensemble, avec une équipe, un calendrier de travail et une solidarité nouvelle. Et chacun doit se discipliner pour penser à l'intérêt de toute la maison. C'est notre seul avenir commun possible.
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