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jeudi 23 juin 2011

Morale de la transparence, transparence de la morale

Comme je le prévoyais il y a quelques semaines sur ce blog, l’affaire DSK s’est rapidement trouvée dépassée et presque effacée par un questionnement plus général sur les rapports entre la morale, les relations hommes-femmes, la pratique journalistique et l’exercice du pouvoir politique. Il ne passe plus un jour sans que ne soient discutés ces sujets complexes, qui déchaînent les passions et les fantasmes, tant ils se trouvent à la jointure de domaines eux-mêmes fantasmatiques (le pouvoir, la chambre à coucher) et d’une crise de confiance profonde entre citoyens et « élites ». Probablement ce débat n’aurait-il pas éclaté, ou pas avec la même violence, sans l’incident new-yorkais. Mais par-delà les conditions purement conjoncturelles, ce sont aussi des mouvements plus structurels qui produisent aujourd’hui leurs conséquences. D’une part un débat engagé depuis un certain temps sur le rôle de la presse, « l’investigation » et le besoin d’instaurer la « transparence » entre le pouvoir (tous les pouvoirs) et les citoyens. D’autre part une interrogation sur le sens de l’intime et du privé pour des personnes publiques – en l’occurrence les responsables politiques.

On ne peut pas comprendre la portée de ce débat sans le replacer dans un contexte plus international. Depuis quelques semaines, la France est mise sur le banc des accusés par la presse et les intellectuels anglo-saxons, qui nous accusent pêle-mêle de défendre une culture du conflit d’influence et du mélange de genre permanents, avec une consanguinité (voire une endogamie) si grande entre milieux politiques et médiatiques qu’il finit par régner une bien peu démocratique omerta sur les vices et les affaires (notamment de mœurs) des responsables politiques. Les pudeurs de la presse française, ses réticences à regarder par le trou de la serrure, ne seraient qu’une forme élégante de complaisance, si ce n’est de complicité, avec des élites politiques qu’elle ne voudrait pas vraiment bousculer. Le même procès est d’ailleurs étendu, parallèlement, à tous les aspects du « modèle français » en matière de morale publique et personnelle : les mêmes reproches de complaisance et de conservatisme sont faits aux féministes français par leurs homologues américains. L’exception culturelle française se traduirait donc aussi, en bref, par un laxisme moral venant conforter le sentiment d’impunité des élus et des mâles, les deux catégories se confondant souvent.

Puisque l’heure est aux leçons de morale, on peut s’interroger sur celle de ceux qui les font, et plus précisément sur le contre-modèle que l’on nous propose implicitement. Sur quelle transparence, sur quelle culture de l’exemplarité devrions-nous prendre exemple ? On comprend bien que c’est l’habitude censément française du mensonge (d’Etat) et de la dissimulation qui est sur la sellette. Qu’en est-il dans le domaine anglo-saxon et spécifiquement aux Etats-Unis, puisque c’est de là que viennent les attaques les plus dures ? Une comparaison simple et néanmoins fort instructive : Bill Clinton, George Bush. Dans l’affaire Monica Lewinski, Bill Clinton fut à deux doigts d’être démis de ses fonctions pour avoir menti au sujet d’une fellation consentante, entre deux adultes libres de mener leur vie privée comme ils l’entendent. George Bush, de son côté, a lancé les Etats-Unis dans la guerre contre l’Irak en affirmant que ce pays détenait et fabriquait des armes de destruction massive qui menaçaient le monde entier. Très vite, des doutes se sont créés sur la véracité de ces armes, dont on n’a jamais pu produire aucune preuve, même après la victoire sur Saddam Hussein et l’occupation de l’Irak. Pour autant, a-t-on vu une grande campagne médiatique être lancée aux Etats-Unis, de l’ampleur de celle qui avait été organisée contre Bill Clinton ? Bien au contraire même, cela ne l’empêche pas d’être réélu en 2004, alors que la supercherie était déjà largement éventée. De cette différence de traitement à quelques années d’intervalle, on peut donc conclure qu’il y a mensonge et mensonge, et qu’en l’occurrence, un mensonge d’Etat servant à justifier une invasion est moins grave que la dissimulation d’une relation sexuelle entre adultes consentants.

Ce qui nous fait revenir à la question de la morale personnelle et du comportement sexuel. La transparence que l’on nous dicte d’outre-Atlantique a autant à voir avec le voyeurisme qu’avec un désir sincère de moralisation des comportements politiques. Elle s’inscrit dans un contexte culturel puritain, dont le récent psychodrame autour du député démocrate Anthony Weiner nous montre bien toute l’hypocrisie et la démesure. Qu’importe les qualités ou vices politiques, tant que la vie intime est jugée conforme ! Conforme à quoi, à qui, par qui ? Il faut par ailleurs saisir les soubassements économiques de cette mentalité. Le scandale, et a fortiori le scandale sexuel, font vendre. Ils offrent des débouchés financiers non négligeables dans une époque de perte de vitesse des médias. L’exception culturelle française dont je parlais au début de ce billet a rendu jusque ici le marché hexagonal peu perméable à une presse tabloïd aussi violente et intrusive que celle que l’on trouve dans les pays anglo-saxons ; derrière les accusations déontologiques portées contre les médias français, il y a aussi, sans aucun doute, la volonté d’ouvrir la voie pour des titres de presse étrangers, qui auraient tout à gagner à un assouplissement de la barrière française entre vies privée et publique, telle qu’elle existe actuellement.

Les réticences de la presse française à s’inviter dans l’intimité des responsables politiques – tant qu’elle n’a pas de caractère pénalement répréhensible – sont tout à son honneur. Elle doit tenir bon dans l’offensive actuelle et en profiter pour faire toute la transparence, justement, sur la morale que l’on entend lui imposer et à l’aune de laquelle on prétend la juger.

Il ne s’agit pas, inversement, de s’arquebouter dans l’immobilisme et de ne vouloir rien changer. Les évolutions radicales du contexte social et technologique, avec notamment l’émergence des réseaux sociaux sur Internet, nécessitent de toute manière de repenser la frontière privé-public, sans la brader ni la rendre impraticable. Les réseaux sociaux nous ont imperceptiblement fait basculer dans une culture exhibitionniste, où il devient normal pour beaucoup d’internautes de dévoiler des pans importants de sa vie privée à des inconnus, ou en tout cas à d’autres personnes que leurs proches. On ne peut pas tolérer d’une part cette évolution pour, d’autre part, refuser que se développe parallèlement un certain voyeurisme en réponse. Le même raisonnement peut être appliqué aux responsables politiques qui instrumentalisent et mettent en scène, « pipolisent », leur vie privée, mais refusent ensuite que l’on vienne y fouiller quand cela ne les arrange plus. Il y a donc un nouvel équilibre entre droits et contraintes à construire, une pédagogie à élaborer, et je crois que la France, justement avec son identité culturelle, justement avec sa spécificité unique – l’invention de la laïcité – a un rôle particulier à jouer dans ce chantier qui s’ouvre. Définir, en somme, une laïcité moderne, qui distingue et protège l’espace public de comportement privés qui, s’ils ne sont pas contraires à la loi, sont de l’ordre de la liberté individuelle. Et n’ont pas à tomber sous le coup d’un voyeurisme inquisitoire qui, dans la plus parfaite confusion des genres, aspire en fait à sanctionner, contrôler, normer le comportement des individus.


Julien Dray

mercredi 15 octobre 2008

Communiqué de Julien DRAY, porte-parole du Parti socialiste

Monsieur Laporte s'est encore une fois laissé aller : il est inadmissible qu'un Ministre de la République demande que l'on arrête d'organiser des matchs avec l'Algérie, le Maroc, et la Tunisie, comme il l'a suggéré ce matin. Prendre des dispositions pour que des incidents tels que ceux du match d'hier soir soient suivis de sanctions : oui ; mais ce serait une faute de pénaliser ces pays, comme la France, en les empêchant de jouer ensemble.

Le congrès du PS.

Nouvelobs.com
Lundi 13 octobre 2008de 15h00 à 16h40
Avec Julien Dray, député PS de l´Essonne, signataire de la motion de Ségolène Royal et Gérard Collomb

Question de : Internaute
Ségolène ne devrait-elle pas quitter la politique pour le spectacle ? Qu´avez-vous pensé de son show au Zénith ?

Réponse : Bonjour à tou-te-s ! La poltique est une comédie vivante, donc il y a forcément une part de spectacle. Et notre vie à tous l´est aussi ...

Question de : Tobias
Le PS perd de la légitimité à sa gauche, au profit de la LCR. Elle en perd à sa droite, au profit du MoDem. Et je pense qu´avec sa mise à l´écart du PS, Mme Royal n´est pas indifférente à la mauvaise situation dans laquelle le PS se trouve. Je me doute que vous allez défendre Mme Royal, mais êtes vous au moins d´accords sur le constat concernant la LCR et le MoDem ?

Réponse : Je préviens tout de suite les internautes avec lesquels nous allons dialoguer : calmez-vous sur Ségolène Royal, sinon je vais être obligé de faire une défense "à l´italienne". Je me pose d´ailleurs la question depuis déjà un certain temps : pourquoi tant d´hostilité de la part de certains ? Pour le reste, pour ce qui est de la LCR, il va falloir qu´elle clarifie sa propre position sur l´exercice du pouvoir. Quant au MoDem, ma position est connue : s´il rompt avec la droite de façon claire et explicite, s´il sort de toutes ses ambigüités, alors tout est possible. Ce qui me permet de vous répondre, en défendant mon idée d´une grande coalition de transformation sociale arc-en-ciel.

Question de : Elsa
Bonjour Julien Dray. Je sais que vous citez Gramsci, pensant que la gauche doit gagner par les idées. Vous avez raison. Mais enfin...Mais enfin. On accuse le PS d´avoir un surmoi marxisant, qu´est-ce que ça veut dire à une époque ou l´on a tant dit "ne touchez pas au néolibéralime, sinon vous aurez le goulag" ? Je suis hors parti mais vote à gauche depuis toujours. En 1980, j´ai signé l´appel "pour l´union dans les luttes". Et maintenant, je souhaiterais que les partis progressistes (PS, PCF, Verts, MRC, PRG) dialoguent à nouveau. Car la gauche a gagné les municipales et les cantonales UNIE ET OFFENSIVE. Un renversement d´alliance ne donnerait que de la confusion et profiterait à la droite. Quant au Modem, il n´est pas clair, il est souvent allié avec la droite, il est composé de gens plutôt centre gauche mais aussi de gens centre droit. Qu´en dites-vous ? Je suis vieille gauche, gauche sociale, union de la gauche et oui ! Quant à la critique du libéralisme économique, la PS ne doit pas la perdre de vue et avoir des réponses claires à la cohorte d´injustices et d´absurdités que le néolibéralisme apporte. Qu´en dites-vous ? Quant à Ségolène Royal, elle apporte son charisme et sa volonté de reconquérir les classes populaires (et de secouer les oripeaux "gauche caviar" du PS). Mais elle ne garde pas la même idée pendant deux mois. Je vais vous contrarier mais je ne lui fait pas confiance. Mais qu´on se débarrasse de la pensée unique et de "le néolibéralisme, c´est la fin de l´histoire, c´est l´unique horizon" !!! Qu´en dites-vous ?

Réponse : Moi aussi je suis "vieille gauche", et d´ailleurs, par les temps qui courent, j´ai l´impression qu´on a pris un sacré coup de jeunesse ... D´ailleurs, si vous le souhaitez,je peux vous faire parvenir le texte que je viens d´écrire sur la crise économique actuelle, puisque mes amis du Nouvel Observateur ont oublié d´en parler ! Vous verrez que nous sommes largement en accord, par rapport à ce que vous dites ici.

Question de : Internaute
bonjour, segolene est pour moi la candidate naturelle des socialiste mais par pitié ne faite pas d´alliance avec bayrou..

Réponse : Echanger Bayrou contre la gauche, jamais. Mais permettre à des gens de rejoindre la gauche, pourquoi pas ? Pas de sectarisme.

Question de : Internaute
question mainte et mainte fois posé a quand un ps a gauche.... il vous faut récupérer les couches populaires sans faire d´angélisme comme par le passé...

Réponse : Angélisme sur quoi ? Un PS à gauche - si je suis Premier secrétaire, je pense que vous aurez la réponse à votre question ;-)

Question de : Internaute
une fusion hamon royale voila la solution julien.?

Réponse : Je pense qu´il faut arrêter de découper le PS en tranches de cake, et de faire le tri. Au sortir du congrès, j´aimerais que nous ayons au moins réglé cette question.

Question de : Internaute
JULIEN sans faire de langue de bois le problème de segolene c´est sa voix.... c´est dommage car elle incarne le renouveau et bien des gens sont agacé par ça

Réponse : Si le seul problème de Ségolène c´est sa voix, alors on est sur la bonne voie ! Mais je lui ferai bien entendu part de vos conseils.

Question de : Internaute
j´ai toujours voté ps je suis ouvrier je dois etre maso car je garde malgré tout l´espoir d´un ps vraiment a gauche avez vous conscience de l´enorme attente des gens vis a vis du ps qui a mo sens un rapport passioner avec les francais mais qui desole de son bazar incescent oui julien il ne suffirait pas de grand chose pour ramener la france d´en bas vers vous arreter de vous comporter comme des bobos donner l´exemple lorsque vous reviendrais au pouvoir ex sur les avantages de remuneration des deputés senateurs sur le cumul des mandats renover plus un plus juste repartition le capital et j´en passe merci

Réponse : Cumul des mandats d´accord, rémunération des parlementaires en revanche, attention à ne pas tomber dans le travers inverse. Les élus de la Nation ne sont pas des moines. D´autant que l´histoire nous a appris que les moines ne sont pas forcément plus vertueux ...

Question de : Internaute
Est ce que le PS va s´assumer de gauche ? Pourquoi les discours sont plus à gauche alors que les motions sont franchement droitières ? Par exemple, Ségolène Royal prône l´interdiction des licenciements, mesure que je n´ai pas vu dans le texte de motion.

Réponse : Ce n´est pas faux. Mais avouons-le : depuis 20 ans, le PS a été traversé lui aussi par l´idéologie dominante. Et parfois, il en a même été contaminé. C´est d´ailleurs pour cela que je suis prudent quand je vois ceux qui ont été ministres être si à gauche aujourd´hui.

Question de : Internaute
Quel avenir pour le PS ? alliance au centre et discours économique de Jean Peyrelevade ?

Réponse : Peyrelevade, ce n´est pas ma tasse de thé. Par ailleurs, cela fait six fois que je réponds à la même question : à croire que vous vous êtes donné le mot ! Mais si vous posez la question, c´est qu´il doit y avoir un problème. Je le redis donc : le PS doit être un parti populaire de masse, colonne vertébrale d´une coalition arc-en-ciel, avec un contrat commun de gouvernement et un candidat unique à l´élection présidentielle. Si vous voulez revoir tout ça dans le détail, lisez "Et Maintenant" !

Question de : Internaute
Vous allez récupérer la fédération de l´Essonne ?

Réponse : Voilà une question qui me semble bien impertinente ! Je n´en sais rien : c´est aux militants d´en décider. Mais ce n´est pas une revanche.

Question de : Internaute
Bonjour, Pendant le débat de l´entre-deux tour, Sarkozy avait promis d´augmenter de 25% les petites retraites grâce à la réforme des régimes spéciaux. A cet instant, j´ai pensé que l´élection était perdue pour lui : la candidate du PS ne manquerait pas de lui rétorquer que les régimes spéciaux ne représentant que 5 ou 6% des retraites, une telle réforme ne pourrait financer l´augmentation promise, laquelle relevait donc du mensonge pur et simple. Elle n´en a rien fait. Sarkozy a donc empoché les suffrages des retraités modestes et gagné ainsi l´élection en raison de leur poids démographique. Pourquoi Royal a-t´elle laissé gagner Sarkozy ?

Réponse : Vous pensez sérieusement qu´elle l´a laissé gagner ? Mais je suis d´accord, il y a beaucoup à dire sur ce débat, même si d´après moi les dés étaient jetés au soir du premier tour. Il faut dire qu´une partie de la gauche ne nous avait pas facilité la tâche. Sur le fond de votre remarque sur les retraites, vous avez peut-être raison, mais ça ne m´avait pas marqué. Et je ne suis pas sûr que tout se soit joué sur cette seule question.

Question de : Internaute
La motion que vous défendez parle d´un service national civique obligatoire. Est-ce sérieux ? Si oui, avez-vous réfléchi aux multiples difficultés que poserait la mise en place d´un tel service ?

Réponse : Oui, c´est une proposition ancienne, qui a donné lieu à beaucoup de réflexions de notre part, et que je revendique. Tout ça peut être modulé, sur le temps, le rythme, etc.

Question de : Internaute
Bonjour, Quel est l´objectif du congrés, trouver le futur candidat aux présidentielles ou bien se soucier des problèmes des français en proposant un programme de gouvernement crédible qui permettrait de supprimer le chômage, la dette et d´augmenter le pouvoir d´achat sans augmenter la pression fiscale.

Réponse : Ni l´un ni l´autre. Créer les conditions d´une direction avec une feuille de route pour préparer l´écriture du projet présidentiel, et renforcer le parti.

Question de : Internaute
Bonjour, Vous n´étiez pas à Bercy, vous n´aimez pas le show-bizz ?

Réponse : A Bercy ou au Zénith ? A Bercy, c´est sûr que je n´y étais pas, même si j´aurais bien aimé voir Stevie Wonder ... Quant au Zénith, ne venez pas me demander de critiquer le mélange chanson-politique : ça a toujours existé, et c´est plutôt sympa.

Question de : Internaute
Bonjour, Le mur de Berlin est tombé avec le socialisme, et le capitalisme fait la même chose actuellement. La france avait un pied de chaque côté et on ne voit dans aucun parti une solution à nos problèmes. Faut-il supprimer la politique ?

Réponse : Pour la remplacer par quoi : le marché ? Dans les heures qui viennent de s´écouler, heureusement qu´il y avait la politique, quelles que soient les réserves que vous pouvez avoir à son égard.

Question de : David Chiron Nice
Pensez-vous que le sens du spectacle de Segolene soit un plus pour le PS ?

Réponse : Je trouve juste la phrase qui est dans le Libération d´aujourd´hui. Ségolène est comme les films de Rohmer : les gens qui l´aiment le font sans compter, et ceux qui ne l´aiment pas la trouvent insupportable.

Question de : David Chiron Nice
Quel role joue G. Collomb dans cette affaire ?

Réponse : Premier signataire de la motion ! Et ce n´est pas rien, vu que moi je ne suis que 17ème.

Question de : Internaute
Différences essentielles entre les motions de Ségolène ROYAL, Bertrand DELANOE et Martine AUBRY ?

Réponse : Donnez-moi votre mail, je vous enverrai les argumentaires ... Mais je vous le promets : il y en a. Mon sentiment reste que malgré tout, on doit arriver à trouver plus de points communs que de différences.

Question de : Internaute
bravo sego! bravo julien!

Réponse : Merci ! Et bravo à vous

Question de : jean-louis
Bonjour, Avec qui seriez-vous prêt à gouverner? Le PC? Les Verts? Le Modem? Besancenot? Jean-Louis (Paris).

Réponse : Tout le monde. Je suis œcuménique.

Question de : rosa_officinalis
En tant que dirigeant du Parti socialiste, que pensez vous du livre <<>> de Marylise Lebranchu, Gwenegan Bui et Serge Bossini ?

Réponse : Un livre, ou sa contribution ? Si c´est la deuxième solution, la sienne fait partie des contributions intéressantes et utiles, même si je l´avoue, elle ne m´a pas laissé un souvenir inoubliable.

Question de : Yannick Comenge
Comment expliquez vous la campagne de dénigrement massive et particulierement violente qui est orchestrée contre Ségolène Royal depuis plusieurs semaines? On va meme critiquer jusqu´à l´organisation d´une réunion participative récente qui pour une fois permettait de faire rencontrer culture, politique et citoyens... Certains vont jusqu´à présenter la dynamique Royal comme un édifice médiatique digne d´une secte... j´ai du mal à croire que Gerard Collomb, Rebsamen et vous-meme puissiez soutenir une mouvance qui puisse etre "sectaire"... Que repondez vous à ces attaques indignes d´une démocratie de gauche?

Réponse : C´est bien vu sur le fait que je n´appartienne pas à une secte. Pour le reste, j´ai l´habitude de ces campagnes de dénigrement, surtout à la veille d´échéances politiques importantes.

Question de : Internaute
Il serait temps que le PS devienne crédible : nous sommes attérés en voyant vos comportements...Tout notre quartier votera Besancenot ,si vous ne réglez pas ,rapidement ,vos problèmes . R.Amiot

Réponse : Si vous ne l´avez pas remarqué, je travaille à vous éviter d´avoir à voter Besancenot. Mais si vous voulez m´aider en adhérant au Parti socialiste, ça sera encore plus simple.

Question de : Internaute
Monsieur Julien Dray ..... QUAND les Socialistes prendront ils ENFIN en compte le fait CAPITAL que Ségolène Royal, malgré les COUPS BAS du PS, a obtenu 17 millions de voix à la Présidentielle. Comment un parti Démocratique peut il faire fi de cette manière à cette Constatation. Je vous félicite, avec beaucoup d´autres, d´être retourné dans le "Giron" de Ségolène, MAIS il faut faire BLOC avec ceux qui la défendent et tourner le dos à ceux qui l´ont empéché de GAGNER les élections. NOUS EN AVONS MARRE de voir les vieilles "barbes" du Parti continuer à s´accrocher aux Branches. VIREZ les. Merci ; Jean Claude Michelet Villars Heyssier 04370 BEAUVEZER

Réponse : Je ne suis pas pour "virer" les gens. Mais il est vrai qu´il y a besoin d´air frais.

Question de : Internaute
Quand on signe une motion qui regroupe plusieurs contributions et qui consacre largement une place à la crise financière ( je l´ai lue entièrement), je suis très étonné de voir des sons de cloche différent de la part de ces signataires. Au lieu d´êtres solidaires et de défendre la dite motion par rapport aux autres et d´éclairer les militants sur les refondations indispensables à réaliser, on continue à ouvrir des débats inutiles. Lamentable. Un militant qui veut que le PS se rénove véritablement.

Réponse : Merci de vos commentaires intelligents. Quand j´étais jeune, j´avais appris le "centralisme démocratique" ; je reconnais que j´ai appris, depuis, à m´en émanciper. Si c´est à Malek Boutih que vous faites référence, il a posé une question, c´est son droit, elle n´était pas stupide et elle va sans doute obliger tout le monde à parler plus de la situation économique actuelle.

Question de : Internaute
Si l´Homme est le produit de la Société,ne devons-nous pas appliquer à notre Parti,ce que Mitterrand disait de son action/"Explorer,chercher,découvrir,aller au delà de ses limites pour que l´homme se libère,y compris de lui-même,est l´essence du Socialisme"Courage et AmitiésHenry DELISLE

Réponse : Au moins, je ne serai pas venu dans ce chat pour rien ! Vous avez de bonnes références.

Question de : Internaute
Bonjour. Vous avez été de ceux qui ont été plutot virulent à l´égard de Jack Lang après le vote de la fameuse réforme des institutions. Vous avez nottament déclaré : "Ce matin, beaucoup des militants socialistes, des gens de gauche, sont choqués, et je pense que d´ailleurs Jack Lang doit en tirer les conséquences". Etant militant socialiste, et pourtant pas adorateur de Lang pour un sou, je dois dire que ce qui m´a le plus choqué dans cette affaire (et je ne suis pas le seul), c´est l´acharnement des responsables du PS envers Lang, indépendamment de savoir s´il a effectivement eu raison ou non de voter "oui". S.Royal, dont vous signé la motion, est allé jusqu´à parler de "trahison", ce qui n´est pas très élegant venant de quelqu´un qui, peut-être quelques fois à raison, ne cesse de se victimiser et de dénoncer les coups bas dont elle serait la cible. Après ces remarques préliminaires, voici donc ma question, qui est, je l´admets, plûtot naive : un député de gauche doit-il voter contre ce qu´il juge être l´interêt géneral (indépendament de savoir s´il a raison ou tort), au nom de l´intérêt (supérieur?) du parti ? Cordialement, un militant soucieux de la liberté de penser.

Réponse : Non, mais en l´occurence cette réforme n´était pas une réforme de gauche.

Question de : Kosima
Bonjour Julien. Vous êtes un ancien de la LCR. Y avez-vous connu olivier Besancenot?

Réponse : Il n´a adhéré à la LCR qu´en 1989, je n´y étais plus à l´époque.

Question de : Lola
La barbiche redevient tendance au PS. Est-ce bon signe?

Réponse : Pour ma part, je l´ai rasée.

Question de : Delphine
Julien Dray, vous aimez les montres à complication. Sachant que les montres à complication restent d´une extrême précision pendant des décennies; et que la "maîtrise du temps" fait partie des fantasmes habituels des grands patrons et autres hommes de pouvoir, êtes-vous un futur grand patron ou un futur homme de pouvoir?

Réponse : L´avenir le dira. Mais je n´avais pas cette lecture-là de ma passion des montres.

Question de : Coralie
Bonjour mon cher Julien. Je suis une femme de 28 ans de l´ouest parisien et j´ai une réelle sensibilité de gauche. Je vous avoue que j´aimerai bien m´engager au PS mais je suis un peu rebutée par les images de divisions qu´il donne. Pouvez-vous essayer de me convaincre de rejoindre le PS?

Réponse : Je vous assure que le PS vaut plus que ces images : vous allez y trouver des militants sincères, dévoués. Et si vous voulez militer en Essonne avec moi pour faire une première expérience, vous serez la bienvenue !

Question de : Jean-Bernard
Pourquoi la police est-elle mal-aimée au PS?

Réponse : Ce n´est pas la police qui est mal-aimée. Beaucoup de policiers votent à gauche. C´est plutôt la politique de sécurité du gouvernement de droite qui est en cause.

Question de : Internaute
Bonjour Julien. Si tu es élu 1er secrétaire le siège du PS restera-t-il rue de Solferino ou le déménageras-tu (comme le veux M. Valls)? Bisous. Anaïs.

Réponse : Je n´y ai pas réfléchi.

Question de : Claudie.N
Vous êtes un salutaire iconoclaste, et en plus vous passez bien à la télé. Si vous ne devenez pas le patron du PS, rejoignez vous Nicolas Sarkozy dans l´intérêt général?

Réponse : Non, Georges Bush !

Question de : Internaute
Bonjour, Vous n´avez vraiment rien de mieux à faire que de gaspiller votre temps d´antenne et votre crédibilité avec une polémique à deux balles sur la date du Congrès ? C´est pour qu´on parle de vous alors que vous êtes relativement marginalisé parmi les soutiens de Royal? Ou c´est pour éviter de parler du fond? C´est parce que vous croyez vraiment que un mois plus tard la crise financière sera résolue? C´est parce que la droite du PS n´a rien à dire sur la crise financière? Continuez comme cela...

Réponse : Je suis marginalisé, malheureux, presque battu ... vous m´avez mis minable. Mais voyez-vous, le temps du stalinisme est fini. Je l´ai combattu quand j´étais jeune, et ce n´est pas maintenant que je vais arrêter. Si c´est pour vous une "politique à deux balles" que de dire que les socialistes doivent être à la hauteur de la crise économique, on ne doit pas avoir la même analyse de la valeur des choses. Si vous me donnez votre mail, je vous enverrai un excellent texte d´analyse sur la crise, sur lequel, je n´en doute pas, vous pourrez exercer votre intelligence pour me répondre !

Question de : Internaute
J´habite en Corrèze ou je fais partie du groupe Désirs d´avenir, autant dire que nous ne sommes pas majoritaire ici. Il me paraitrait donc d´autant plus nécessaire que l´un de vous vienne pour défendre la motion que nous défendons (d´autant plus que François s´est encore permis ce matin de tacler Ségolène Royal (par le mépris). Elle, comme vous tous qui défendez cette motion, a droit au respect et à l´écoute de ce que vous proposez;

Réponse : Moi je pensais qu´en Corrèze, le meilleur défenseur de Ségolène était François Hollande ... Mais il est vrai que je viendrai avec plaisir à un débat avec lui sur ses terres corréziennes.

Question de : Internaute
Vous qui avez signer la contribution Hollande, pourquoi signer l motion ROYAL - Collomb ?

Réponse : Parce que j´aurais souhaité qu´il y ait une motion commune entre Ségolène Royal et François Hollande, et que cela n´a pas été possible.

Question de : Internaute
Peut-on imaginer un tableau comparatif des motions afin de faire ressortir les avantages à voter pour la notre ?

Réponse : Oui, et d´ailleurs cela va être fait.

Question de : Internaute
"J´espère au moins que cette crise aura guéri Nicolas Sarkozy et de son admiration pour les crédits hypothécaires et de son admiration pour la retraite par capitalisation (...) à laquelle (il) rêvait" (Ségolène Royal, Europe-1) Une fois au pouvoir, ferez-vous modifier les règles de gestion du "Fonds de lissage" de la retraite CNAV, fonds qui a perdu 25% de sa valeur dans le krach ?

Réponse : On en n´a pas parlé assez dans la crise financière, mais preuve est désormais faite qu´un système par répartition est préférable à un système par capitalisation pour les retraites. Aux Etats-Unis, il faudra entre 18 et 24 mois de travail supplémentaire pour chaque individu pour compenser les pertes de la crise boursière pour sa retraite.

Question de : Internaute
Ne croyez-vous pas qu´il faudrait repousser le Congrès jusqu´à ce que l´on y voit plus clair sur la crise et les mesures décidées par l´UE et la France ? Par ailleurs ne pensez-vous pas que les motions devraient être toute revues pour traiter plus à fond les problèmes monétaires, bancaires et économiques apparus depuis leurs rédactions ?

Réponse : Si. Reporter le congrès, mon sentiment est qu´il est désormais trop tard pour le faire. Mais demander à chacun d´apporter ses réponses sur les problèmes que vous soulevez, et faire du congrès un grand moment de présentation des propositions des socialistes sur la crise, oui, absolument.

Question de : Internaute
Bonjour, Si vous aviez été aux affaires, qu´auriez-vous fait lors de cette crise financière ?

Réponse : Nous aurions attaqué plusieurs problèmes de front. Nous aurions demandé l´organisation d´une conférence monétaire internationale, pour apurer les créances douteuses ; organisé un système de garantie interbancaire, et constitué un fonds de garantie (géré par exemple par le FMI) ; et surtout, lancé un grand plan de relance adapté à l´échelle de chaque continent, avec notamment en France un grand emprunt.

Question de : Internaute
Ne faudrait-il pas modifier les statuts du PS qui organisent une parodie de démocratie et de fait créent des baronies? Ce sysème de motions est hypocrite et calamiteux. On fait semblant d´exposer des différences programmatiques mineures avec la prise du pouvoir en toile de fond. Le charisme et la capacité à amener le parti au succès sont les qualités clés. Le reste est accessoire.

Réponse : Que l´on puisse améliorer encore la démocratie interne au PS est une chose. Mais je ne pense pas comme vous que tout doive se résumer à la considération du "charisme" et des talents personnels des uns et des autres. Le système des motions, s´il est correctement utilisé, permet l´expression de différentes tendances idéologiques au sein du Parti. Et je crois que nous n´avons jamais eu autant besoin de concepts et d´idées !

Question de : Internaute
Bonjour monsieur Dray, Si le PS avait appelé à voter pour le NON au TCE,en indiquant être pour une Europe sociale,solidaire,écologique,et non pour une Europe marchande libérale,aujourd´hui vous auriez en main tous les atouts,pour rassembler à travers un projet crédible,qui préserve les acquis sociaux,les services publics,une très grande partie de toute la gauche, aujourd´hui malheureusement désunie,Quand pensez vous ? Merci pour votre réponse. Françis Melou,internaute.

Réponse : J´en pense que si le TCE, avec toutes ses imperfections, avait été adopté, nous ne serions pas dans l´impasse actuelle, où l´on voit bien le manque criant de solidarité et de coordination à la tête de l´Europe. Mais cela n´empêche pas qu´il faille travailler collectivement à dépasser la division entre "gauche du oui" et "gauche du non", au risque que toute la gauche aille au devant de graves ennuis dans un futur proche.

Question de : Internaute
Comment comptez vous incarner les valeurs progressistes de la gauche face au courant jospiniste "plus classique" incarné aujourd´hui par M. Delanoë ?

Réponse : C´est une assez bonne caractérisation des uns et des autres. Pour le "comment", on verra en fonction du vote des militants. Je n´ai pas de certitude en la matière, chacun fera valoir sa vision des choses.

Question de : Internaute
Bonjour Monsieur DRAY, êtes vous toujours candidat au poste de Premier secrétaire du PS ?

Réponse : Oui. Mais je ne serai le candidat de personne - ou plus exactement, je serai celui de tout le monde :-) Mon sentiment reste le même depuis le début : je pense qu´au sortir du vote des militants, il n´y aura malheureusement pas de majorité claire. Si c´est le cas, alors se posera la question de savoir s´il ne faut pas mettre en place une équipe, avec une feuille de route claire, et qui puisse rassembler tout le monde.

Question de : Internaute
Bonjour M. DRAY. Le PS a beau dire qu´avec la crise financière, on découvre combien ses valeurs sont à la fois pertinentes et d´actualité, peu de gens y croient et pour plusieurs raisons : 1 - Qu´a fait le PS quand il était au pouvoir pour limiter les dérives du capitalisme financier ? Pas grand chose, car il met au clou ses beaux principes dès qu´il est au pouvoir (exemple anecdotique mais exemple quand même : la fiscalité plutôt favorable sur les stocks-options a été mise au point par DSK et Laurent Fabius avant que celui-ci ne vire gaucho) 2 - On voit bien que le sujet qui intéresse vraiment au PS, c´est le congrès de Reims et le nom du prochain premier secrétaire. Dans ces conditions, le PS n´est-il pas condamné à rester longtemps encore un parti gestionnaire de collectivités locales et à occuper l´espace médiatique uniquement grâce aux guerres pichrocolines que se livrent ses dirigeants ? Très cordialement.

Réponse : C´est une analyse qui n´est pas totalement fausse, je le reconnais. Mais vous reconnaitrez aussi que quand il a fallu se battre contre cela, je l´ai fait - ce qui ne m´a pas valu à l´époque que des amis. Mais je pense que le moment est venu de tourner cette page - à la fois de cette dérive, et de ces querelles, car l´un va avec l´autre d´après moi.

Question de : Internaute
Vous êtes signataires de la motion de Ségolène Royal et pourtant vous avez déclaré être vous-même candidat au poste de 1er secrétaire, est-ce normal ?

Réponse : Oui, puisqu´elle-même a dit qu´elle n´était pas sure d´être candidate.

Question de : Internaute
Bonjour, pensez vous qu´il est souhaitable de faire une énième synthèse lors du prochain congrès et ne serait il pas mieux de construire un bloc majoritaire claire? Yann

Réponse : Qui mettez-vous dans votre bloc majoritaire "clair" ?

Question de : docteur dray
soyez dur avec la droite ! pourquoi n´avez pas posé de recours comme bayrou contre tapie dans l´affaire crdit lyonnais ? s´attaquer à tapie c´est s´attaquer à sarko ! pourquoi n´attaquez vous pas les sarkozystes ? pourquoi vous vous ne battez pas pied à pied contre l´inique Hortefeux ? il y a quelqu´un au ps ?

Réponse : Bonjour docteur ! Je passe, en gros, 13H sur 24 à faire mon rôle de député d´opposition, et à peu près 7 jours sur 7. Et je ne peux pas dire du matin au soir sur toutes les ondes "Sarko est un salaud" - à la fin, je pense que ça finirait par lasser. J´essaie donc de me comporter, comme mes camarades, en opposition intelligente, qui dénonce à la fois les politiques injustes, réactionnaires, et qui en même temps essaie de montrer qu´il y a d´autres solutions, plus juste socialement et plus respectueuses des personnes. Maintenant je vous accorde que sur la question de la politique migratoire, le parti socialiste n´est pas assez dans le combat, et dans la dénonciation de ce qui se traduit de plus en plus par des drames dans la vie de gens qui sont bien loin d´être des "profiteurs".

Question de : Internaute
Bonjour, j´ai 40 ans, j´ai très souvent suivi votre pensée, me sens très profondement de gauche, j´ai très jeune fleurté avec les votes écologistes, mais n´ai eu aucun doute à voter et encourager à voter pour Segolène au 1er tour, et continue à penser que j´avais raison. Pourtant à voir tous les déchirements et les déboires des socialistes, sûrement amplifiés à dessein par cetains medias, je ne cesse de me demander : qu´est-ce qui ne rend pas crédible le PS à mes yeux et à ceux de beaucoup de gens de gauche ? Pourquoi le PS n´a-t-il pas avalé le message écologique ? Pourquoi il semble évident de choisir une gestion de sa ville par la gauche et plus pour la France en général pour un vote national ? Vous manque-t-il des representants ayant plus de conviction ? L´organisation du Ps ne laisse-t-elle pas remonter les idées de la base, n´y a-t-il plus d´intellectuels qui y adhere ? Qu´est ce qui pour permettra de convaincre les gens de gauche de mieux considerer à nouveau le PS... etc comment soigner la crise de confiance en vous ? Allez bon courage et merci.

Réponse : Le problème de crédibilité renvoie à deux choses : des divisions qui créent la confusion, et un travail collectif pas assez développé, ni mis en avant. Tant que l´on n´aura pas résolu cela, tout le reste n´avancera pas. C´est ma conviction. Merci à toutes et à tous pour vos questions, et merci au nouvelobs.com de nous avoir accueilli. Si vous voulez mon petit texte sur l´économie que le Nouvel Obs n´a pas encore publié, envoyez-nous vos mails !

Le plan européen, «historique» pour l'UMP, «pas suffisant» selon le PS

Les réactions divergeaient après la réunion européenne qui s'est tenue à l'Elysée. L'UMP a qualifié dimanche soir «d'événement historique» le «plan concerté» programmé en Europe après le sommet de l'Eurogroupe à Paris. De son côté, le PS estime qqu'il a apporté des réponses «nécessaires mais pas suffisantes» face à la crise financière.

«Le plan concerté qui va être mis en place dès demain dans toute l'Europe est un événement historique (…). C'est le résultat exceptionnel du travail opiniâtre de Nicolas Sarkozy, qui n'a cessé depuis le début de réunir chaque jour les moyens d'atteindre ce résultat», a déclaré le secrétaire général de l'UMP, Patrick Devedjian en saluant «un grand succès diplomatique». «Il appartient aux Etats d'engager le rétablissement d'une confiance indispensable mise en péril aux Etats-Unis par les excès d'une dérégulation débridée», a-t-il ajouté dans un communiqué. "La réunion qui vient de se tenir à l'Elysée marque une nouvelle fois la réactivité de la France et de l'Europe qui montrent leur volonté de rétablir au plus vite la confiance», a renchéri Frédéric Lefebvre, porte-parole de l'UMP. «L'Europe tant décriée encore dans un passé récent pour son incapacité à apporter des réponses fortes et unitaires vient de démontrer de façon éclatante qu'une page venait de se tourner avec la crise. L'Europe relève la tête! Le plan européen est une arme efficace pour le retour de la confiance», a-t-il affirmé.

A l'inverse, Julien Dray, porte-parole du PS, a estimé dimanche que, si les décisions annoncées dimanche étaient «nécessaires», elles ne sont «pas suffisantes». «La réunion du G-20 hier, comme celle de l'Eurogroupe aujourd'hui, n'ont pas apporté les éléments qui auraient permis de ramener la confiance face à l'ampleur de la crise», a indiqué le député de l'Essonne dans un communiqué. «Aucune garantie des crédits n'a été proposée pour les entreprises ou les particuliers», a souligné Dray. «La question d'un grand plan de relance, adossé à un emprunt ou à des grands travaux, ne semble pas avoir été abordée: elle est pourtant plus que jamais d'actualité», a-t-il également déploré.

Le député (app-PCF) de Seine-Saint-Denis Jean-Pierre Brard a de son côté jugé que «l'Eurogroupe s'enlise dans la crise». «On est à mille lieues d'un impulsion déterminée pour refonder le système financier international dans le cadre d'un nouveau Bretton Woods. La réunion de l'Eurogroupe a veillé à protéger les dogmes libéraux et à consolider un système qui a failli, sans prendre de mesures contre les prédateurs, ni remettre en cause la spéculation», a-t-il regretté.

Les 15 pays de la zone euro se sont mis d'accord dimanche sur un plan, avec une garantie des prêts interbancaires et un recours possible à une recapitalisation des banques.

Communiqué de Julien Dray, porte-parole du Parti socialiste - Décisions de l'Eurogroupe : nécessaires mais pas suffisantes

La réunion du G-20 hier, comme celle de l'Eurogroupe aujourd'hui, n'ont pas apporté les éléments qui auraient permis de ramener la confiance face à l'ampleur de la crise. Même si la coordination interbancaire, la perspective de recapitalisations et d'un sommet international sont des mesures nécessaires, elles ne sont pas suffisantes au regard de l'urgence actuelle, et de ce qui devrait être fait pour permettre à l'économie réelle de ne pas être profondément touchée par la crise financière. D'autant qu'aucune garantie des crédits n'a été proposée pour les entreprises ou les particuliers.

La question d'un grand plan de relance, adossé à un emprunt ou à des grands travaux, ne semble pas avoir été abordée : elle est pourtant plus que jamais d'actualité.

mercredi 8 octobre 2008

Dotation de solidarité urbaine

PARIS, 7 octobre 2008 (AFP) - Julien Dray, député PS de l'Essonne, a estimé mardi que la réforme de la Dotation de solidarité urbaine (DSU) pénaliserait des communes en Ile-de-France, récusant les propos de la ministre de l'Intérieur, Michèle Alliot-Marie.
"La réforme de la Dotation de Solidarité Urbaine (DSU) va engendrer une perte sèche de 59 millions d'euros pour les 80 communes concernées en Ile-de-France, ce qui représente 2,3 millions d'habitants touchés", a affirmé le porte-parole du PS, dans un communiqué."C'est donc un mensonge que de dire que cette réforme n'aura pas de conséquence sur le plan de la solidarité territoriale. Sous couvert de redistribution, le gouvernement continue petit à petit le travail de sape de l'ensemble des dispositifs de solidarité", accuse-t-il.La question, selon lui, est de savoir si la secrétaire d'Etat à la Ville, Fadela Amara, "est d'accord avec cette décision, alors même qu'elle va à l'encontre des annonces faites dans le cadre du Plan Espoir Banlieue".Dans une interview mardi au Parisien, Mme Alliot-Marie, a affirmé que la banlieue ne sera pas pénalisée par la réforme et que l'enveloppe globale de la DSU sera en augmentation à 1,16 milliard d'euros en 2009, contre 1,09 cette année.

mercredi 24 septembre 2008

« Je suis toujours candidat »

La rédaction - RMC.fr, le 24/09/2008

Le député socialiste de l’Essonne Julien Dray a évoqué le dépôt des motions au PS et son ambition d’accéder au poste de premier secrétaire.
Invité des GG à l'occasion d'une émission spéciale en direct de l'Assemblée nationale, Julien Dray, député PS, a évoqué sa situation avant le Congrès de Reims : « Les éléphants ont la vie dure, ce sont des vieilles bêtes qui ont la peau solide. Je ne dis pas que c'est un échec, il faut attendre de voir la façon dont les choses vont se passer dans ce Congrès. Il y a 6 motions, il y a des gens qui ont rangé leurs ambitions au vestiaire, mais je n'en suis pas. Je n'ai pas renoncé à ma candidature au poste de premier secrétaire. »
« Un Congrès du PS, c'est long. Je considère qu'il n'y aura pas de majorité dans ce Congrès, au sortir du vote des militants, il va falloir trouver ce qu'on appelle une synthèse, c'est-à-dire comment on se rassemble, et il faudra regarder qui est en situation pour rassembler. Moi, je vais continuer mon travail, comme je l'ai fait depuis des semaines et des semaines. Je le fais avec respect, avec discrétion, je ne passe pas mon temps à étaler les discussions que je peux avoir avec les uns et les autres. »
« Dans le mois qui vient, les militants vont avoir à choisir et ils vont avoir à s'exprimer. Donc ils verront s'il y a des différences ou non (entre les motions de Delanoë, Aubry et Royal, NDLR). Vous connaissez ma position, je le dis depuis des mois et des mois : je pense qu'il n'y a pas beaucoup de différences et qu'il y a une bataille de succession. Il faut que chacun soit un peu raisonnable et ne cherche pas tout de suite la petite bête. »

Le voyage de Mr Sarkozy à New York

PARIS, 24 septembre 2008 (AFP) - Julien Dray (PS) a ironisé mercredi sur Nicolas Sarkozy devenu selon lui "roi de la régulation" de l'économie devant l'Onu, et l'a appelé à tirer les "conséquences politiques de sa prise de conscience" pour combattre la crise financière.
"Le voyage de M. Sarkozy à New York restera comme une date importante dans son histoire personnelle, celle où il est devenu le roi de la régulation de l'économie, quand à Paris il reste le chantre de la dérégulation et de l'ouverture irréfléchie des marchés", affirme le porte-parole du PS dans un communiqué."La vérité de cette subite conversion, c'est que l'ensemble des certitudes de M. Sarkozy, sur les bienfaits du laisser-faire néolibéral et sur l'importance de laisser le marché se gérer tout seul, se sont effondrées face à la dureté de la crise", estime-t-il."Plutôt que des leçons magistrales outre-Atlantique, nous attendons de lui qu'il tire les conséquences politiques de sa prise de conscience, et qu'il mette à profit la présidence de l'Union européenne pour combattre la crise avec les moyens appropriés", ajoute le député de l'Essonne.Le président français a plaidé mardi devant l'Assemblée générale des Nations unies pour un "capitalisme régulé".

mercredi 17 septembre 2008

Après la décision de Royal, l'appel de Dray

Après la décision de Royal, l'appel de Dray
Interview - "Il faut que chacun dise quel geste il est prêt à faire pour se retrouver", affirme le porte-parole du PS.
"J'ai du mal à suivre Pierre Moscovici", confie-t-il.

LCI.fr - Ségolène Royal a mis lundi entre parenthèses sa candidature à la tête du PS. Est-ce une bonne ou une mauvaise nouvelle ?

Julien Dray : Je ne suis pas d'accord avec vous sur ces termes. Cela doit être pris pour ce que c'est : une responsable politique qui, à un moment donné, estime qu'il faut sortir d'une situation qui peut devenir une situation de crise. Et qui décide donc, avec intelligence, de mettre les questions de personnes de côté et de travailler tous ensemble. C'est un élément qui peut aider à ce que l'on ne donne pas un spectacle d'affrontement permanent, et que l'on essaye de trouver de nouvelles bases pour travailler.

LCI.fr - Trouvez-vous, comme certains, sa déclaration ambiguë ?

Où est l'ambiguïté, où est le caractère étrange ? Il faut qu'on arrête de se suspecter les uns les autres. Il faut apprendre à s'écouter et se respecter. Ségolène Royal a dit des choses importantes lundi soir, et elles doivent être prises pour ce qu'elles sont. Quand on cherche toujours midi à quatorze heures, c'est que soi-même on a une petite idée derrière la tête que l'on ne veut pas exprimer.
Ségolène Royal ne prend pas des décisions à la légère. Elle a appris de toute son expérience récente. Elle a estimé qu'il fallait dégeler une situation qui donnait progressivement le sentiment que tout était figé. Et depuis ce matin, on voit bien que sa décision permet à chacun d'engager une nouvelle réflexion.

LCI.fr - Hier sur TF1, Ségolène Royal a repris peu ou prou la même argumentation que Pierre Moscovici et les partisans de la ligne Ligne Claire (Gérard Collomb, Jean-Noël Guérini). Un rassemblement est-il en train de s'opérer autour de ces personnalités ?

Il ne faut pas monter des combinaisons qui se défont aussi vite qu'elles se font, et qui ne font qu'ajouter à la confusion générale.
Dans le moment actuel, il ne faut pas désigner telle ou telle personnalité à la vindicte populaire. Je crois qu'il faut travailler loyalement pour créer les conditions du rassemblement. C'est en tout cas comme cela que je me comporte depuis des semaines. Dans cette affaire-là, je ne cherche pas à être la vedette.

LCI.fr - Ce n'est pas ainsi qu'agit Pierre Moscovici ?

J'ai du mal à le suivre.

LCI.fr - Pourriez-vous rejoindre un rassemblement avec Ségolène Royal et la Ligne claire ?

Je ne pose pas les choses comme ça car les termes pourraient être blessants pour les uns ou pour les autres. Ma ligne de conduite n'a pas changé : on doit être tous capable de se parler et de se rassembler.

L'initiative de Ségolène Royal permet de sortir de la situation des bloc figés. Il faut que chacun maintenant donne aussi sa vérité. Il faut que chacun dise quel geste il est prêt à faire pour se retrouver.

LCI.fr - Regrettez-vous, comme elle, l'engagement ce soir de François Hollande aux côtés de Bertrand Delanoë ?

Je crois que le premier secrétaire sortant a une autorité forte et qu'il doit la mettre au service de l'unité et du rassemblement. Aujourd'hui, une nouvelle étape commence. Visiblement, des choses évoluent dans le débat interne au parti socialiste. Donc il doit donner le sentiment que chacun puisse se retrouver.

LCI.fr- Quels signes attendez-vous ?

C'est maintenant à François Hollande d'organiser le dialogue, la discussion et de mettre en avant tout ce qui nous rassemble. C'est à lui de voir quelle est la meilleure solution pour le PS.

jeudi 11 septembre 2008

PS: "le spectre d'une récession généralisée est bien là"

Paris, 10 sept 2008 (AFP) - Le Parti socialiste a estimé mercredi que "le spectre d'une récession généralisée est bien là", à la suite d'une révision à la baisse par la Commission européenne de ses prévisions de croissance pour la zone euro et pour la France en 2008."La révision à la baisse des prévisions de croissance de la Commission européenne ne laisse plus cours au doute: le spectre d'une récession généralisée est bien là", affirme dans un communiqué Julien Dray, porte-parole du PS.Selon lui, "au lieu de nier cette réalité, le gouvernement doit reconnaître l'ampleur de la crise" et "proposer des solutions nouvelles, tant en France qu'en Europe, qui soient à la hauteur des difficultés rencontrées".Le Parti socialiste "développera ses propositions lors du débat budgétaire: un soutien massif et résolu à la recherche et au développement industriel, à l'investissement de long terme, au développement des PME et des PMI", souligne le député de l'Essonne.La Commission européenne a nettement abaissé mercredi sa prévision de croissance pour la zone euro en 2008 à 1,3%, contre 1,7% auparavant, et celle de la France à 1%, contre 1,6%.em/paj/df

vendredi 5 septembre 2008

François Rebsamen appelle le PS à bâtir "une majorité large"

Nouvel Obs - 5 Septembre 2008
Le numéro 2 du parti, proche de Ségolène Royal, est soutenu dans sa démarche par une trentaine de premiers secrétaires de fédérations départementales. Une initiative inattendue alors que l'ex-candidate à la présidentielle est apparue jusqu'alors résolue à déposer sa propre motion.Près d'une trentaine de premiers secrétaires de fédérations départementales du PS et des proches de Ségolène Royal comme le numéro 2 du parti François Rebsamen ont appelé, vendredi 5 septembre, à la constitution "sans exclusive" d'"une majorité large, unie" pour le congrès de Reims en novembre.Cette initiative est rendue publique alors que Ségolène Royal s'est montrée fermement résolue à déposer sa propre motion et que les discussions se sont intensifiées entre Bertrand Delanoë et François Hollande en vue d'une motion commune.On ignore si cet appel conduira ou non la candidate au poste de premier secrétaire à renoncer à partir à la bataille du congrès sous ses propres couleurs, alors que certains de ses proches préconisent désormais une autre option."Le ciment des convictions et du respect"Dans un texte intitulé "faire gagner le Parti socialiste", les signataires estiment qu'il faut réunir "une majorité large, unie, soudée par le ciment des convictions et du respect"."Rien ne pourra s'accomplir sans cette puissance collective. C'est donc à la constitution de celle-ci, sans exclusive, que nous appelons d'ici le 23 septembre", date-limite du dépôt des motions (textes d'orientation politique) pour le congrès, ajoute le document.Le texte appelle d'autre part à poursuivre la rénovation du PS et à "écrire un avenir qui ne soit pas seulement réarrangement de l'ancien mais l'invention audacieuse d'une nouvelle frontière".Dray figure parmi les signatairesEn sont signataires des proches de Ségolène Royal: outre François Rebsamen, il s'agit entre autres de Vincent Peillon et du député-maire de Laval, Guillaume Garot.Ont également signé des proches de l'actuel premier secrétaire, comme Julien Dray, porte-parole du parti, les "premiers fédéraux" de Côte d'Or Michel Neugnot et des Côtes d'Armor Michel Morin, signataires en juillet de la contribution du premier secrétaire pour le congrès, et le patron des socialistes de l'Hérault Robert Navarro.

Julien Dray estime que le PS est menacé de scission

REUTERS 03.09.2008 10:40

PARIS (Reuters) - Le Parti socialiste est menacé de scission s'il ne se trouve pas un leader rassembleur lors de son congrès de Reims en novembre, estime Julien Dray, porte-parole du parti et candidat au poste de premier secrétaire.
"C'est un danger, aujourd'hui le danger d'éclatement existe mais je crois que le sursaut moral est nécessaire et que chacun doit mettre en avant d'abord l'intérêt général", a-t-il déclaré lors d'une interview sur LCI.
Pour Julien Dray, la récente Université d'été du PS à La Rochelle a démontré, avec ses divisions affichées, que "la solution qui consisterait à trouver une femme ou un homme providentiel pré-candidat à l'élection présidentielle ne marche pas."
"Le Parti socialiste n'est pas en phase aujourd'hui avec la contestation sociale qui existe et il est trop tourné sur lui-même, je considère que c'est une force politique qui est trop faible en terme d'influence militante", a-t-il ajouté.
Se présentant comme la "tortue" de la campagne interne, Julien Dray a souligné que sa candidature n'était pas un "point de départ pour préparer autre chose".
"Je suis candidat parce qu'il y a des choses que je sais faire, c'est construire un Parti socialiste moderne et je ne parle que de ça, le reste ne m'intéresse pas", a-t-il dit.
Véronique Tison, édité par Pascal Liétout

Interview dans le Télégramme du 5 Septembre 2008

J. Dray. «Pas de personnalité miracle au PS»

Julien Dray, député PS de l'Essonne, est aussi un des nombreux candidats, déclarés ou potentiels, au poste de Premier secrétaire du PS.

L'Université d'été de La Rochelle a-t-elle permis d'éclaircir la situation au sein du Parti socialiste ?
Je pense que l'on sait désormais ce qu'il ne faut pas faire : continuer à se regarder le nombril et à s'enliser dans les querelles. La démonstration qui a été faite à La Rochelle, c'est qu'il n'y a pas aujourd'hui de personnalité miracle.
Y a-t-il quelqu'un capable de rassembler une majorité au sein du PS ?
Je pense que si on déconnecte la question de la direction du parti de celle de l'élection présidentielle, la solution est facile à trouver. Mais si on continue à mélanger les deux, nous nous trouverons dans une situation où, comme dans les dernières années, le Parti socialiste sera ingouvernable. Nous sommes dans une situation où chacun regarde l'autre en permanence en se disant : « N'est-il pas en train de prendre un avantage sur moi ? ». C'est pour cela qu'il faut une nouvelle génération à la tête du PS, avec de nouvelles méthodes et aussi davantage de discipline.
Il ne faut plus que lorsque la direction du parti prend une position, il se trouve quelqu'un qui dise l'inverse.
Craignez-vous que vos querelles ne servent au bout du compte vos adversaires politiques ?
Jusqu'à maintenant, les divisions du PS c'étaient les affaires du PS et, bon an mal an, les socialistes savaient se retrouver le moment venu face aux échéances décisives. Ce qui apparaît depuis deux-trois ans, c'est que tout le monde s'invite dans nos divisions. Sarkozy en a profité pour faire diversion et masquer l'échec économique et social de sa première année de présidence, Bayrou aussi. Nous leur donnons tous les prétextes pour le faire. Il faut donc mettre un terme à cela. Je veux faire en sorte que le PS redevienne le parti du combat pour la justice sociale, inséré dans la société française, un parti qui ne se cantonne pas à la réfutation permanente de la politique de Nicolas Sarkozy, mais qui s'affirme comme une vraie force de proposition alternative. Je souhaite que le Parti socialiste s'identifie à nouveau aux aspirations des classes populaires, des classes moyennes, de ceux qui vivent de leur travail et sont sous la tutelle de la finance. Pour cela, il faut un premier secrétaire qui ne pense qu'au PS, 24 heures sur 24, sept jours sur sept, qui n'ait pas d'autre ambition que celle-là. Or, beaucoup de ceux qui parlent aujourd'hui parlent d'eux et pas de ce qu'ils veulent faire du PS.
Le congrès de Reims sera-t-il un remake de celui de Rennes ?
Je ne crois pas, parce que le PS est d'abord un parti de militants dévoués, sans intérêts autres que leurs idéaux. Mais il y a toujours un risque d'éclatement et de fragmentation. C'est pourquoi le moment du sursaut est arrivé. Cela veut dire préparer notre projet et passer un contrat de gouvernement avec toute la gauche. Nous devrons faire passer notre parti d'une force de 120.000 militants à 300.000 ou 400.000.
La question des alliances se pose aujourd'hui. Les socialistes doivent-ils tendre la main à François Bayrou ou à Olivier Besancenot ?
La question ne se pose pas de cette façon. J'ai toujours dit qu'il fallait faire une coalition arc-en-ciel la plus large possible et dont le centre de gravité doit être le rassemblement de la gauche afin de lui permettre de tendre la main aux uns et aux autres sans exclusivité. Le tout dans un seul objectif : lutter pied à pied contre les mesures injustes et inefficaces du gouvernement Fillon qui a créé treize nouvelles taxes en un an tout en protégeant les plus fortunés par le renforcement du bouclier fiscal.

Propos recueillis par Philippe Reinhard

jeudi 4 septembre 2008

mercredi 3 septembre 2008

Interview dans Le Parisien du 2 Septembre 2008

Pourquoi avez-vous été si discret à la Rochelle ?

J'ai refusé, comme je le fais déjà depuis plusieurs mois, de rentrer dans quelques conciliabules que ce soit. Je considère que le futur premier secrétaire du PS devra affirmer son autorité par le refus de ce qui a été trop souvent un obstacle à notre travail en commun : il faut arrêter les négociations permanentes, au service d'intérêts personnels.

Vincent Peillon estime que le PS devrait sortir de sa direction «une dizaine de malfaisants»...Vous vous sentez concerné ?

Mauvais comportements de certains à La Rochelle ? Certes. Mais la réponse n'est pas dans la surenchère. J'ai une ligne de conduite à laquelle j'essaie de me tenir maintenant, c'est le fruit d'une certaine expérience des congrès du PS et des comportements que j'ai pu avoir par le passé. Je suis parti sur des bases nouvelles. Il faut qu'aujourd'hui certains montrent l'exemple et je veux en être. Les autres seront jugés à l'arrivée par les militants.

Vous cherchez toujours à réunir dans la même motion François Hollande, Bertrand Delanoë et Ségolène Royal ?

Je suis signataire de la contribution que j'ai écrite avec François Hollande. Je soutiens sa démarche pour favoriser la naissance d'une nouvelle majorité et je ne sors pas de cette ligne là. Si on ne veut pas laisser se constituer au PS des blocs qui joueront en permanence à se déstabiliser les uns les autres, il faut remettre les compteurs à zéro : tous ensemble, avec une équipe, un calendrier de travail et une solidarité nouvelle. Et chacun doit se discipliner pour penser à l'intérêt de toute la maison. C'est notre seul avenir commun possible.

vendredi 8 août 2008

Interview Le Parisien du 3 Août 2008

Le PS est mal en point et peu audible. Comment allez-vous faire pour redresser la barre?
Julien Dray. Le principal problème du PS, ce sont ses divisions. Elles en deviennent un atout pour Nicolas Sarkozy, qui en joue quand il est en difficulté. Trop de dirigeants socialistes oublient, quand ils s'expriment, l'intérêt général. Si, à chaque fois qu'une décision collective est prise, il se trouve une ou plusieurs voix pour exprimer sa différence, comment voulez-vous que le citoyen s'y retrouve ?

Le PS va-t-il exclure Jack Lang qui a fait bande à part au moment du vote de la réforme constitutionnelle ?

Jack Lang ne participait plus depuis des mois à la vie collective du Parti. J'en suis triste : il faudra bien trancher, même si cela doit être déchirant.

Le PS doit-il s'opposer systématiquement à Nicolas Sarkozy ?

Spontanément, j'aurais envie de vous dire oui, tellement nous ne pouvons nous reconnaître dans les projets de loi votés ces dernières semaines : détricotage du droit du travail, paquet fiscal, heures sup, franchises médicales, suppressions de postes dans l'éducation nationale. Tout cela pour un échec patent en matière de pouvoir d'achat. Mais opposition rime pour moi avec proposition, c'est d'ailleurs ce que nous avons fait dans tous les débats parlementaires. Il n'y a donc aucun a priori systématique.

Mais comment lui répliquer ? Vous paraissez hésiter sur la stratégie à adopter...

En privilégiant nos réponses collectives, en restant groupés. Sinon chaque faille est utilisée. Je remarque que lors des municipales, et sur la question du pouvoir d'achat, nous avons su nous faire entendre des Français. La leçon stratégique est simple : ni diabolisation ni naïveté, mais unité.

Quelle est la première critique que vous faites au chef de l'Etat ?

Sa politique est anxiogène, car il se trompe de A à Z sur le plan économique. Au lieu de redonner confiance aux salariés et aux petites et moyennes entreprises par un soutien à la consommation, par des investissements publics forts, par une politique de grands projets industriels européens, il aligne des mesures idéologiques qui allument des incendies et divisent nos concitoyens. Il mène en fait une vieille politique de l'offre, dérégulatrice et brutale.

Dans la perspective du Congrès de Reims en novembre, vous venez de signer un texte avec des proches de François Hollande, de Ségolène Royal et de Bertrand Delanoë. C'est un signal ?

Oui. Nous disons qu'une majorité et une équipe de direction doivent se construire autour de quatre questions clés : la nature de l'opposition ; la revendication d'une nouvelle politique de production et de redistribution des richesses ; l'affirmation du rassemblement de la gauche et le refus des renversements d'alliance ; la réorganisation du fonctionnement du PS autour d'un pacte majoritaire, fondé sur la solidarité de ceux qui auront à le représenter.

Pour vous, la future majorité socialiste est en train de se dessiner ?

Quand je lis les textes de Bertrand Delanoë, François Hollande et Ségolène Royal, je ne vois pas d'énormes différences, à moins de vouloir cultiver virgules et nuances. Si nous voulons construire une nouvelle cohérence, avec une majorité claire qui respecte la minorité et assume pleinement ses responsabilités, nous devons travailler tous ensemble. Ce serait bien également que ce contrat de direction soit élargi à Henri Emmanuelli et Benoît Hamon, et au pôle écologiste. Cela ferait une belle majorité !

Et Martine Aubry, qu'en faites-vous ?

Martine Aubry, Pierre Moscovici, et semble-t-il Laurent Fabius ont fait un choix différent. A eux maintenant d'afficher ce qui les réunit et de s'organiser.

On va dire que vous êtes le candidat de Hollande...

Le prochain Premier secrétaire du PS ne peut être le candidat d'untel ou d'untel. J'ai travaillé avec François, j'ai été son porte-parole et je ne suis pas de ceux qui portent sur sa gestion un jugement négatif. Je sais les difficultés qu'il a eu à affronter. Je ne dis pas que j'aurais toujours fait à sa place les mêmes choix, mais son expérience, je la revendique.

Vous pensez sérieusement que vous pouvez être demain le Premier secrétaire du PS ?
Les militants souhaitent un parti uni et cohérent. Ils vont chercher un homme ou une femme d'expérience qui soit totalement dévoué à cette cause. A ce titre, j'ai une petite chance.

Evoquant l'argent que va toucher Bernard Tapie dans l'affaire du Crédit lyonnais, Eric Woerth, le ministre du Budget, rappelle que Tapie a été ministre de François Mitterrand et estime qu'on solde aujourd'hui les «années Mitterrand»...

Si l'on veut parler des années fric, je ne crois pas que l'actuel gouvernement soit le mieux placé pour donner des leçons de morale. Que le citoyen Tapie ait la volonté d'être indemnisé, je ne le conteste pas. Ce que je conteste, c'est la procédure peu transparente adoptée par le gouvernement. Y compris pour fixer le montant de l'indemnisation que va toucher Bernard Tapie.

Le Dalaï Lama sera reçu le 13 août à Paris au Sénat. Quelle est la position du PS vis-à-vis de la Chine ?

Je reproche à la diplomatie française ses zig-zags. Un jour, on fait du Dalaï Lama une sorte de représentant universel des droits de l'homme. Un autre, pour rattraper ces excès, on ferme les yeux sur les atteintes à la liberté d'expression. La diplomatie allemande est autrement plus efficace et plus raisonnable. Il aurait fallu moins de démesure. On s'est privé, dans la phase de préparation des Jeux, de la possibilité de faire évoluer la Chine. De la même façon, je suis pour qu'on discute avec la Syrie, mais pas pour qu'on déroule le tapis rouge quand Bashar el Assad vient à Paris le 14 juillet. Tout cela nous renvoie à la personnalité de Nicolas Sarkozy: il en fait toujours trop et, après, il essaie de se rattraper.

Que vous inspire la sciatique de François Fillon ?

J'en parle en connaissance de cause. Premièrement, ça fait mal. Deuxièmement, il y a toujours derrière cela un problème psychosomatique. Fillon a la «solution» à sa sciatique: elle est dans sa tête. Ce ne doit pas être simple d'être au quotidien le Premier ministre de Sarkozy!
Interview parue dans Le Parisien, 3 Août 2008

Le Congrès de Reims, épreuve de vérité

Le prochain congrès du PS est déjà celui de tous les paradoxes. On en appelle au débat d’idées ; pourtant, on a le sentiment de relire et d’entendre les mêmes positions dans toutes les interventions écrites et orales. On en appelle à refuser les fausses synthèses ; pourtant émergent des alliances plus qu’improbables, tant celles et ceux qui y prennent part ont défendu des positions opposées, sur l’Europe ou les 35 heures. On voue aux gémonies la perspective d’un congrès strictement tactique ; mais les concepts, comme celui de libéralisme, sont instrumentalisés à des fins de positionnement ou de contre-positionnement.
On rejette sur le premier secrétaire sortant la responsabilité de nos archaïsmes, alors que les militants se souviennent encore des multiples occasions où ces mêmes procureurs ont entravé la modernisation de leur parti. Paradoxe des paradoxes, enfin : rarement a-t-on vu un tel degré d’abstraction et d’éloignement de la réalité, alors même que les mots d’“efficacité”, de “réalisme” et de “vérité” sont sur toutes les lèvres.
François Mitterrand disait que, bien qu’aimant et l’idéologie et la discussion, il n’était pas partisan de la discussion idéologique, c’est-à-dire désincarnée et coupée du concret. Faisons nôtre cet adage, et regardons en face la “vérité” du prochain congrès : reconnaissons que les vieilles oppositions ne fonctionnent ni n’existent plus au sein du PS, quels que soient les efforts faits pour nous le laisser croire. Nul ne peut se targuer d’avoir une solution clé en main, “de centre gauche” ou au contraire “vraiment à gauche”, pour répondre aux défis du siècle : crise environnementale, affaiblissement du pacte social, dérive du capital.
Non, les socialistes français ne sont pas les éternels mauvais élèves de la classe sociale-démocrate que voudraient nous dépeindre les experts en modernité : les échecs récents du Labour anglais et du SPD allemand montrent que les solutions de “troisième voie” s’épuisent. A l’inverse, le triomphe des partis de gauche en Amérique du Sud trace des pistes qu’il serait bon de méditer. C’est en fait toute la famille sociale-démocrate qui doit se repenser. Encore faut-il qu’elle se rappelle d’où elle vient et qui elle est ; qu’elle refuse, tout simplement, de se laisser dicter son identité par l’air du temps, les critiques des commentateurs, et la pression de l’idéologie dominante. Et c’est ici qu’apparaissent les réelles divergences, celles qui devraient être soumises au vote des militants dans un congrès de vérité.
D’abord je l’affirme : il n’y a qu’une seule gauche, qu’un seul socialisme, riche de toutes ses cultures, comme le rappelle notre nouvelle déclaration de principes ; la gauche qui veut combattre par tous les moyens le projet de société porté par la droite. Et c’est là précisément la responsabilité historique du PS que de lutter pour cette unité de la gauche, difficilement construite par François Mitterrand. Quitte à être responsable pour deux.
Pour cette même raison, je revendique le rôle que j’ai joué, avec d’autres, dans l’élaboration de la synthèse établie au congrès du Mans : elle a évité l’éclatement du PS et le schisme au sein de la gauche qui aurait pu suivre la crise du traité constitutionnel européen, gauche du oui contre gauche du non, gauche prétendument sociale libérale contre gauche radicale. Sans cette réconciliation, il n’y aurait pas eu de candidat unitaire des socialistes, ni, par la suite, de candidat de la gauche au second tour à l’élection présidentielle de 2007. Que ceux qui en appellent à une “clarification” du PS nous expliquent comment ils reconstitueraient une coalition “progressiste” majoritaire en commençant par briser en deux sa colonne vertébrale !
Je ne suis pas non plus de ceux qui voudraient nier notre histoire. Comment réduire le rôle du PS à une gestion “managériale” de l’intérêt général, alors que notre pays est parcouru de clivages sociaux forts, dont le PS n’a pas pris toute la mesure, comme le prouve la désaffection des classes populaires à son égard, en 2002 et en 2007 ? Nous avons une mission historique : transformer en profondeur la société et lutter pour une juste répartition des richesses produites. Il faut donc admettre que le PS ne peut être le parti “de tout le monde” : nous devons désigner des catégories de Français à représenter et à défendre en priorité. Bien sûr, la “classe ouvrière” de l’époque est à construire, et à politiser. Elle prendra la forme d’une alliance des actifs, de tous ceux - travailleurs pauvres ou précaires, enfants d’immigrés discriminés, petits entrepreneurs pressurés par la sous-traitance des grands groupes, jeunes chercheurs sous-rémunérés, fonctionnaires déconsidérés - qui ont le sentiment d’être les laissés-pour-compte d’une époque où les super-profits spéculatifs culminent.
Cette alliance n’a pas encore conscience d’elle-même. La droite y entretient soigneusement des clivages violents : “assistés” contre “travailleurs qui se lèvent tôt”, “racailles” contre “banlieues pavillonnaires”, “défense corporatiste d’acquis” contre “intérêt général”. C’est à partir de cette alliance que nous pourrons construire un rassemblement populaire et une stratégie d’union de la gauche, sur un socle sociologique, et non pas tacticien.
Nous devons nous prononcer clairement sur ces questions que j’entends, avec les militants, dans les réunions d’appartement que j’organise. Comment construire et développer un PS qui soit un puissant outil de transformation sociale ? Comment augmenter le nombre de nos militants pour mieux représenter la société ? Comment redevenir une machine intellectuelle capable de gagner la bataille des idées et de briser les fausses évidences des idéologues de droite ? En trouvant des réponses, nous pourrons aborder dans de bonnes conditions une réflexion collective.
Nous avons deux ans pour faire le deuil de l’Etat-providence des belles années de la social-démocratie - ce qui ne la condamne pas en elle-même, car l’exigence de justice sociale est plus forte que jamais. Nous avons deux ans pour définir un modèle d’Etat-entrepreneur, inventant de nouvelles normes de production et de consommation. En commençant par trois chantiers prioritaires : clarifier notre position sur les 35 heures, en reconnaissant les erreurs commises ; concevoir une nouvelle stratégie de croissance écologiquement et socialement responsable, menée par un Etat-entrepreneur combinant politique industrielle et de recherche, et défendant un véritable projet éducatif ; proposer une révolution de notre fiscalité, pour la rendre à la fois plus incitative pour les Français et plus rentable pour l’Etat.
Enfin, la prochaine direction du PS devra jeter les bases d’une union de toutes les forces de gauche, sous la forme d’un comité d’action ouvert aux dirigeants politiques, associatifs, syndicalistes et aux intellectuels. Ce comité sera chargé d’élaborer un contrat commun de gouvernement, par la tenue régulière d’assises de toute la gauche. Ce contrat sera le fondement d’ultérieures primaires pour désigner un candidat unique à l’élection présidentielle. Etre candidat à la responsabilité de premier secrétaire du PS, c’est accepter de répondre à ces questions. C’est cela, la seule vérité vraie du congrès.
Tribune parue dans Le Monde, Juillet 2008

Pour un Parti socialiste cohérent et solidaire

Pour un Parti socialiste cohérent et solidaire
Par une quarantaine d'élus socialistes (députés, sénateurs, présidents de conseil général, maires)

lundi 28 juillet 2008

Dans le cadre de la préparation du congrès du Parti socialiste, prévu en novembre, l'essentiel du débat ne peut plus être entre nous. Il doit être une confrontation idéologique avec la droite et devant les Français. Il y a donc urgence, pour nous socialistes, à agir pour que notre congrès soit une réussite qui nous permette d'être utiles aux Français, nous renforce et renforce la gauche. Nous sommes issus de plusieurs contributions différentes. Nous avons constaté que les différences qui peuvent exister entre nos textes respectifs sont minces. A contrario, ce qui les rapproche - et donc les unit - est considérable. Plutôt que de cultiver les différences, mieux vaut faire le constat de nos convergences.
Face à une droite dont la politique échoue à redonner confiance et creuse les inégalités, nous sommes favorables à une politique de soutien de l'investissement, de développement durable et de redistribution privilégiant les revenus du travail. Dans le contexte de la hausse du prix du pétrole, et plus largement de l'impact de la hausse des coûts de l'énergie sur les plus modestes, nous plaçons la prise en compte des mutations énergétiques au cœur de notre engagement pour l'avenir.
Dans le souci d'une efficacité accrue dans la déconstruction de la politique de la droite et du renforcement de la visibilité des propositions du PS, nous souhaitons que les militant(e)s soient associé(e)s le plus largement possibles aux prises de décisions. En organisant des conférences militantes et des conventions nationales sur les sujets les plus importants (politique économique, modèle social, modèle de développement…), nous permettrons à la diversité militante de notre parti de s'exprimer.
Cependant, dès lors que les votes seront intervenus, les décisions prises collectivement s'imposeront à tous. C'est la condition essentielle de la cohérence de notre organisation et donc de notre crédibilité. Pour créer une dynamique de changement dans la perspective de la prochaine élection présidentielle, nous proposerons à la gauche de gouvernement une stratégie de rassemblement sur la base d'un contrat de gouvernement.
Concernant la désignation du (de la) prochain(e) candidat(e) du Parti socialiste pour l'élection présidentielle de 2012, nous indiquons avec force que les militant(e)s du PS doivent rester les seuls dépositaires, par leur vote, de ce choix. En aucun cas cette option n'exclut la perspective, dans un second temps, d'une primaire avec les autres partis de gauche. Nous considérons qu'il y a urgence à présent à dessiner les contours de la future majorité du PS, qui devra être rassemblée et surtout cohérente. Nous devons, dans les trois ans à venir, préparer une véritable alternative, en étant clairs dans notre stratégie et solidaires dans notre organisation, pour qu'un contrat de direction donne sa force à la majorité dans le respect de la minorité.
Nous appelons donc les socialistes qui se reconnaissent dans cette démarche, à l'unité dans la clarté, car c'est cette cohérence qui nous permettra d'être en situation, le moment venu, de rester fidèle à notre promesse, celle d'un grand Parti socialiste, permettant de lever l'espérance pour nos concitoyens en 2012.
* Didier Arnal, président du conseil général du Val-d'Oise, Bertrand Auban, sénateur (31), Jacques Auxiette, président du conseil régional des Pays-de-la-Loire, Jean-Marc Ayrault, député-maire de Nantes, Serge Bardy, premier secrétaire fédéral (49), Jean-Pierre Bel, sénateur (09), Yves Blein, maire de Feyzin, Monique Boulestin, députée (87), Sylviane Bulteau, vice-présidente du conseil régional des Pays-de-la-Loire, Denise Cacheux, Frédéric Cuvillier, député-maire de Boulogne-sur-Mer, Michel Delebarre, député-maire de Dunkerque, Jean-Paul Denanot, président du conseil régional du Limousin, Bernard Derosier, président du conseil général du Nord,député, Julien Dray, député (91), Olivier Falorni, premier secrétaire fédéral (17), Jean Germain, maire de Tours, Karine Gloanec-Maurin, première secrétaire fédérale (41), Alain Gralepois, premier secrétaire fédéral (44), Bernard Haesebroeck, maire d'Armentières, Liliane Jean, Faouzi Lamdaoui, adjoint au maire d'Argenteuil, Martine Lignières-Cassou, députée-maire de Pau, Stéphane Le Foll, député européen (72), Bruno Le Roux, député (93), Frédéric Leveillé, premier secrétaire fédéral (61), Jean-Jacques Lozach, président du conseil général de la Creuse, Victorin Lurel, président du conseil général de Guadeloupe, député, Patrick Mareschal, président du conseil général de Loire-Atlantique, Pierre Mauroy, sénateur (59), Rémy Pauvros, maire de Maubeuge, Jean-Luc Perat, député (59), Bruno Rebelle, Pierre Regnault, maire de la Roche-sur-Yon, Alain Rodet, député-maire de Limoges, Bernard Roman, député (59), Michel Sapin, député (36), Michel Sergent, sénateur (62), Pascal Terrasse, président du conseil général de l'Ardèche, député, André Vallini, président du conseil général de l'Isère.